Archive de la catégorie ‘A bouquiner’

Culture et barbarie européennes

Dimanche 29 novembre 2009

Edgar Morin est un de ses empêcheurs de tourner en rond. Il fait partie de ceux qui dérangent les grands philosophes de comptoir dont la théorie incontournable et figée à jamais enseigne, de façon très rationnelle et « argumentée» que l’humanité à toujours vécu entre la paix et la guerre, et qu’on voit pas pourquoi ça changerait, et qu’il faut s’y faire et que c’est comme ça, et à l’occasion, servez moi une pression !Dans ce bouquin, M Morin nous parle des civilisations éclairées, à leur apogée, juste avant leur déclin. Il nous précise que la barbarie des peuples, à plusieurs occasions, a précédé des civilisations avancées.
M Morin nous invite à apprendre le mécanisme de cette barbarie, il nous invite à en connaitre les histoires, les rouages pour nous permettre enfin de mieux lutter contre elle et instaurer ainsi un nouvel ordre de paix et de collaboration inter-peuples. Il nous rappelle que histoire de l’Europe est faite de cette barbarie qu’on aurait tendance à limiter au génocide juif, et qui toucha d’autres peuples et types de populations (tziganes, noirs, arméniens, homosexuels, intellectuels…). 

Il croit que connaitre cette histoire nous aidera à mieux mettre en place les dispositifs qui permettront de ne pas la reproduire.  Le pire, conclue t’il, est toujours possible. NDLR : Mais voilà, nous sommes trop occupés à penser à autre chose pour imaginer que cela puisse être.
Comment imaginer en effet, dans le doux cocon de nos foyers bercé par le ronron d’un confort technologique illusoire, qu’un jour peut être prochain, nous puissions être inquiété par ce que pense notre voisin, notre employeur, notre collègue de bureau. Comment imaginer qu’il sera peut être dangereux de se promener dans la rue simplement parce nos idées ne concordent pas avec celle du pouvoir en place, parce que nous avons une tête, une mode, des vêtements qui ne plaisent plus a des minorités au pouvoir assoiffées de domination et de haine. Comment pouvons-nous imaginer que nous sommes aujourd’hui dans une oasis provisoire qui pourra se transformer, demain en un sanguinaire champ de bataille .
En sachant que cela exista, et comment cela se fit !

La connaissance vous dis-je, rien que la connaissance ! Ce livre est pertinent, inquiétant, édifiant et indispensable pour nous réveiller et sortir d’un cauchemar qui n’a pas encore commencé pour nous.

Extrait : Rien n’est irréversible et les conditions démocratiques humanistes doivent se régénérer en permanence, sinon elles dégénèrent. La démocratie a besoin de se recréer en permanence. Penser la barbarie, c’est contribuer à régénérer l’humanisme. C’est donc lui résister. Culture et barbarie européennes

Parole de terre

Vendredi 27 novembre 2009

Pierre Rabhi est un agriculteur algérien qui a vecu le déchirement entre deux cultures. Cet homme est parti dans un lieu reculé du sud de la France et a rendu fertile une terre qui ne l’était pas.
Fort de cette expérience, il s’est mit en tête de faire partager cette expérience à des hommes qui en avaient besoin (Quelle drôle d’idée) afin de leur permettre d’assurer leur autonomie alimentaire (il y en a qui ont été tué pour moins que ça !) Cette expérience est un succés. Voila pour l’homme !

Pour le bouquin, il s’agit d’une histoire de partage entre un ancien qui voit son village changer, son pays livré au pillage du productivisme agricole, son peuple suivre une course qu’il sait déja perdue d’avance, et un voyageur qui revient de temps en temps boire ses sages paroles.

Une initiation africaine (c’est le sous-titre)

A lire sans mesure (sauf si vous êtes militant au K.K.K)

 

Parole de terre dans A bouquiner Paroledeterre

Méharées

Vendredi 27 novembre 2009

Votre exigence minimale ce situe au delà de deux étoiles pour votre pension balnéaire ? Sans lit, la vie vous est impossible ? Mais alors que faites vous là ?
Méharées n’est pas pour vous. Il est uniquement réservé à ceux qui peuvent imaginer que confort ne rime pas forcément avec bonheur.
M Monod a traversé le désert dans a peu près tous les sens, tout destiné qu’il était à un avenir d’océanographe.
Et lorsqu’on traverse le désert à pied et à dos de chameau, on peut aisément imaginer qu’on a le temps de penser. C’est ce qu’il a fait. Théodore nous raconte le désert, la réflexion dans la marche, l’accomplissement dans l’observation, la contemplation, la découverte, devant un immense rien ou l’on trouve tellement tout, la puissance d’une rare nature habituée à une austérité essentielle. 

Ce bouquin est pas mal pour nous accompagner là ou nous ferions probablement bien d’aller. La mesure, la simplicité. Et aussi curieux que cela paraisse, cette simplicité peut aussi être l’aboutissement d’une longue réflexion.
Méharées nous invite à prendre ce chemin. 

Méharées dans A bouquiner 9782290148686FS

Dictionnaire pacifiste et humaniste.

Vendredi 27 novembre 2009

J’ai beaucoup aimé Zorro, j’ai pas mal mimé Bruce Lee, devant la glace avec un « nunchakou » fait de deux morceaux de manche à balai reliés par un bout de chaine, j’ai révé devant Magic Dick (l’harmoniciste du J.Geils Band), mais les temps changent.

Dictionnaire pacifiste et humaniste. dans A bouquiner 678-gf

Mes héros sont mort et enterrés.
Il reste les sages. Théodore Monod en était un. Un  pacifiste, un homme qui s’insurgeait devant l’injustice, qui se posait des questions sytle : pourquoi continuons nous notre chemin devant un homme qui git sur un trottoir.

Sous la forme d’un dictionnaire, il parle de ce qui le touche en matière d’humanité.

Prenons la lettre « A »

(Extrait) Alphabétisation : que les Noirs soient analphabètes n’exclut pas l’idée de passé ni de civilisation. Pas plus que le fait d’avoir oublié de la confier au  papyrus, au parchemin n’efface l’existence de leur histoire. Ils n’ont pas éprouvé le besoin de la raconter, voila tout! Et c’est dommage car il eut été plus facile de la reconstituer. Mais des recherches récentes nous confirment la révélation de très vieilles humanités, si ancienne même que l’on se demande si l’Afrique n’a pas été le berceau de l’humanité.

Alors, vous prendrez bien un peu de « B »…

Sur l’édition « j’ai lu », 214 pages de sagesse.

D’Abel à Tumaï

Jeudi 26 novembre 2009

La découverte d’un de nos proches cousine, Lucy, en 1974, fut un des éléments qui permit à Yves Coppens d’élaborer la théorie de l’East Side Story. Celle ci proposait la naissance de l’humanité à l’est de la vallée du rift. (Dans la corne de l’Afrique, région comprenant la Somalie, le Kenya, la Tanzanie et l’Ethiopie.
Mais comme le boulot des scientifiques est de chercher ce qui peut remettre en question une théorie précédente, l’histoire en a voulu autrement. Et lorsque Michel Brunet, paléoanthropologue poitevin, se met à chercher à l’ouest de cette même vallée, la chance lui fait trouver le crâne de Tumaï (« Espoir de vie » en langue Goran) dans une région du Tchad. La datation révèle un ossement de 7 millions d’années.
Du coup, la théorie est remise en question. 

Ce livre est le récit de cette découverte et des évènements qui l’accompagnent. 
D'Abel à Tumaï dans A bouquiner 9782738117380FS

La nouvelle histoire de l’homme

Jeudi 26 novembre 2009

Pascal Picq tient visiblement a ce que nous en sachions plus sur nos origines. Il a le soucis du partage cet homme là. Ce bouquin pourrait venir un peu après nos vieux livres d’histoires, dans le sens ou il faut déja une certaine connaissance de l’anthropologie pour en comprendre tous les termes.
Qu’a cela ne tienne. Avec un bon « dico » et un peu de patience, on découvre que plusieurs humanités sont à l’origine de la notre, que notre forme connue d’aujourd’hui est issue d’une lente évolution et de passages par l’homo erctus (non pas celui qui a des érections, mais celui qui se redresse (l’un n’empéchant pas l’autre)), l’homo ergaster…pour faire se croiser les humanités néanderthalienne et cro-magnonne, avant de n’en faire qu’une, unique, double sapiens que nous sommes.
Bouquin difficile au démarrage ( en tout cas pour moi qui ai, jusqu’à il y a peu, préféré les interminables parties de morpion aux histoires de mes profs…d’histoire), mais qui nous renseigne sur nous et sur nos très vieux papis, en faisant tomber des quelque cliché par ci par là.

La nouvelle histoire de l'homme dans A bouquiner 9782262020484

Lucy et l’obscurantisme

Jeudi 26 novembre 2009

 Lucy et l'obscurantisme dans A bouquiner 9782738121608FS

Pascal Picq n’est pas un historien spécialiste du moyen age, mais un paléo-anthropologue spécialiste des vieux os multi-millénaires et des civilisations leur correspondant.
Mais Pascal Picq est aussi un homme qui lutte contre la méconnaissance et l’aveuglement irréfléchi de certains courants d’idées reniant le travail séculaires de scientifiques proposant l’histoire de l’homme comme le résultat d’une lente évolution au fil du temps.
M Pïcq n’affirme pas détenir la vérité scientifique, mais la positionne comme une base de connaissance sur laquelle s’appuient des théories, posées comme des vérités « aléatoires » tant que d’autres éléments ne sont pas venus les faire évoluer.
 Or, il existe sur cette Terre probablement autant de thèses que d’anti-thèses, autant de pour que de contre.
Et la théorie de l’évolution telle que proposée par Darwin, et revue et corrigée par d’autres découvreurs déplait à des porteurs d’une théorie prônant l’hsitoire de l’homme et des espèces comme quelque chose de figé depuis la nuit des temps, et pour toujours.

Et donc, M PP nous met en garde contre l’importance prise par ces porteurs de théorie, dont on trouve des leaders à de hauts niveaux politiques et d’influences.
Pour preuve de ce « complot créationniste », M P nous raconte l’histoire étonnante de M Yahya, promoteur de l’Atlas de la création, dont on peut constater la grande richesse d’enseignement sur le lien qui précéde.
PP est fidèle à lui même, et son combat contre l’ignorance toujours aussi puissant.

Les radicalités existentielles

Lundi 22 juin 2009

Les Radicalités existentielles

 

Il est vrai que pour des gens simples comme nous, le titre de ce bouquin fait plutôt peur. Lorsque j’ai vu l’objet sur l’étal du libraire, le titre et l’épaisseur du livre m’auraient habituellement fait fuir directement vers le rayon BD, histoire de   retrouver des lectures plus à ma portée, voir éplucher mes vieux Bleck le Roc, Akim Color ou Pifou- poche de 1968.

Et là, je ne saurais dire pourquoi, la magie s’est produite. J’ai pris le livre dont l’image de couverture offre un arbre magnifique, je ne pourrais dire lequel, sur fond de relief montagnard. J’ai tourné le livre afin de lire, sans grande excitation, le résumé de ce 6ème volume du philosophe « Michel Onfray » : « Contre histoire de la philosophie » intitulé « les radicalités existentielles »

La première ligne m’accroche de suite. Elle propose un changement, mieux, elle invite à la résistance à la « massification », à l’uniformisation de notre ère. Je ne pouvais pas trouver ouvrage plus opportun, et plus d’actualité que celui-ci.
Le deuxième paragraphe parle de Henry David Thoreau, philosophe américain du début du 19ème siècle connu par moi non par mon érudition limité en philosophie du nouveau monde, mais parce que ce personnage est l’un des protagoniste invisible  du magnifique  film de Sean Penn « 
Into the wild  ».(Avec Emile Hirsch).

Je ne serais pas un bon critique parce que je n’ai lu que le ¼ du bouquin qui doit évoquer tour à tour ce héros de l’austérité qu’est Thoreau, Schopenhauer et Stirner.

Mais cela dit, ce quart de lecture m’a entrainé dans un univers d’austérité, de recherche d’harmonie, de pureté, d’accomplissement, mais aussi de contradictions, d’incohérences. Il n’empêche qu’à ce jour, les  contradictions évoquées semblent faire visiblement moins de dégâts que celles générées par la recherche de propriété, la course à la possession, l’hyper consommation et la dépendance toujours plus forte au progrès et à la technologie.   

Les radicalités existentielles dans A bouquiner 04-onfray


 
Michel Onfray

Onfray nous raconte Thoreau comme Hubert Reeves nous fait comprendre l’espace, comme Picq nous parle de nous. Onfray éclaircit, débroussaille, humanise et enfin vulgarise la philosophie de Thoreau, qui tient à nous démontrer qu’il est dans la nature, avec la nature, que nous sommes la nature. A contrario, notre mode de développement nous veut les maîtres, ceux qui dirigent, ceux qui contrôlent la nature. C’est là que ça coince, et que ça coincera de plus en plus si nous persistons dans notre arrogance de pouvoir…

Ce débat est plus que jamais d’actualité

Qui fuis-je ? Ou cours-tu ? A quoi servons-nous ?

Jeudi 18 juin 2009

Qui fuis-je ? Ou cours-tu ? A quoi servons-nous ? dans A bouquiner Thomas4

Mr Thomas d’Ansembourg, ancien juriste, toujours belge, s’est reconverti dans la psychothérapie. Ce vilain monsieur essayerait de nous faire croire que nous, hommes et femmes du 21ème siècle vivant dans les sociétés occidentales industrialisées, et donc, par définition, presque au sommet de l’évolution, serions dans l’erreur à essayer de tout maitriser, de tout contrôler, d’être les meilleurs partout, tous le temps, et plus, si possible, pour les amateurs hyperactifs qui dorment 10 minutes par nuit. Il essaye de nous dire qu’il y a des choses qui ne vont pas dans notre société.

Mais pour qui se prend t’il ? Je vous le demande !

Il prétend, vous n’allez pas en croire vos yeux, qu’il est important de s’ennuyer parce que, soi disant, cela nous permettrait par exemple de nous retrouver par notre introspection, par la recherche de nous même. Ces psy, j’vous jure. Il irait même jusqu’à dire que la richesse résiderait dans l’être, et moins dans le faire !!! Vous vous rendez compte. Comme si, par exemple, lorsque le week end arrive, je me laissais aller à faire une sieste, à écouter le chant des oiseaux, à contempler le vent qui souffle dans les bambous ou autre inutilité du genre, alors qu’il y a tant de choses à faire pour…. pour quoi d’ailleurs ? Tiens mais oui c’est vrai ça, au fait ! Pour quoi faire, pourquoi nous agitons nous autant. Pourquoi faut t’il à tout prix que nous soyons les modèles de bibède qui n’ont pas une minute à eux, qui ont l’agenda rempli de tant de RV, d’activité, de choses toutes plus importantes les unes que les autres.
Pourquoi faut t’il que tout aille si vite. Pourquoi n’avons nous pas le droit de ne rien faire, sans passer pour autant pour un marginal, et de prendre le temps de penser à nous. Qui sommes nous ? Qui sommes nous vraiment. Je veux dire en dehors de l’homme ou de la femme qui a fondé un foyer, fait construire sa maison, sa piscine, son jardin, a un bon job qui fait de lui une personne « importante », chargé de travail… Qu’aimons nous, je veux dire en dehors de ce que nous guide notre hyper active et hyper rapide société. Qu’aimons nous vraiment, et qui aimerions nous être vraiment, en dehors du baroudeur que nous décrivons à la machine à café, qui a décidé de tout plaquer, de tout envoyer valdinguer, de « chier » sur la société, les contraintes, les obligations, les règles de conduite, et qui, le lundi d’après, se retrouve toujours à la machine à café, ainsi que tous les lundi jusqu’au dernier lundi qui précède le glas de l’activité professionnelle, la retraite…

Qui sommes nous pour passer finalement à côté de nous. Car nous le savons bien ,lorsque notre esprit se libère, lorsque nous avons le moment de grace, le moment de confiance, qui nous permet de lacher, de temps en temps, de décrire celui ou celle que nous aimerions être, mais qui nous fait finalement si peur.

Cet homme, donc, prône le lacher prise, le retour vers la simplicité, vers la flanerie, histoire, parfois, de nous ressourcer, pour mieux repartir, sereins, bien dans nos basques, vers du sens, du bon sens et de l’harmonie.

 Figurez vous que cet homme a également écrit  » Le bonheur n’est pas nécessairement confortable » Mais il est fou !!!!

Irez vous jeter un oeil vers cette folie ?

9782761925082 dans A bouquiner

La haine de l’occident

Samedi 21 mars 2009

La haine de l'occident dans A bouquiner haineoccident 

jeanziegler2 dans A bouquinerQuel homme détestable, ce Jean Ziegler.

Lui qui a l’audace de remettre en question l’incontestable puissance de l’occident, son incontestable avancée technologique et sa bontée légendaire envers les pauvres gens du Sud. Lui qui baffoue les fondateurs des droits de l’homme (c’est pas rien tout de même…). Lui qui ose critiquer M Thomas Jefferson, pourtant co redacteur du traité de Philadelphie en 1776 sur les droits de l’homme, sous prétexte qu’à sa mort; il légua des centaines d’hectares et des centaines d’esclaves à ses héritiers. Lui qui ose critiquer notre bonne ville de Bordeaux sous prétexte que certaines de ses rues honorent encore des noms qui se sont enrichis grâce à la traite des “nègres”, lui qui prétend que Mr Sarkozy aurait dit dans un récent discours à Dakar “cette souffrance de l’homme noir, c’est la souffrance de tous les hommes” ou encore ”le drame de l’Afrique, c’est que l’homme (africain) n’est pas encore assez rentré dans l’histoire – jamais l’homme (africain) ne s’élance dans l’avenir – jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin”. Trève de plaisanteries.

Ce livre raconte quelques siècles d’hégémonie occidentale sur le reste des peuples de la planète, et comment les structures économiques décideuses épongent les ressources des pays pauvres au profit de nos modes de vies et de l’enrichissement de certains oligarches, latifundiaires, oustachis, anciens nazis et futurs extrémistes.Il invoque l’urgence de nos prises de conscience sur les horreurs que certains de nos ancètres avides de richesse et de pouvoir ont fait subir aux peuples dits “primitifs”, sur l’inconséquence et l’arrogance des politiques économiques (FMI, Banque mondiale, OMC…) actuelles des décideurs occidentaux à l’égard des pays du Sud, et la nécessité d’entamer un long processus d’échange véritablement équitable, d’une solidarité sans faille avec ces civilisations baffouées et ignorées. Il sera à ce propos de plus en plus compliqué d’aller chez eux en promenade, en short à fleur, tongues et appareil numérique en bandoullière pour les vacances de pâques. Car si ces hommes et ces femmes apprennent un jour, et il l’apprennent de jour en jour, que leurs enfants meurent de faim parce que leurs terres arrables sont consacrées essentiellement à la production de café (2eme produit le plus exporté au monde après le pétrole), de thé, de chocolat (pour nos petits déjeuners), de coton (pour nos textiles et ceux des chinois et des indiens), et d’agro carburant pour faire faire broum broum à nos voitures (358 kg de blé produisent un plein d’éthanol ou un repas de base quotidien pour un enfant pendant un an), il se peut qu’ils ne le prennent pas très bien et n’aient pas très envie de sourire quand on voudra les prendre en photo pour raconter leur misère à nos copains qui nous inviteront a une barbecue party pour inaugurer leur nouvelle piscine bordée de teck ou d’ipé.

Jean Ziegler nous parle du risque de conflit imminent, des projets de l’OTAN de balancer quelques bombes tactiques sur les peuples qui ne se “soumettraient” pas à la démocratie, et de ceux non moins excitant, des terroristes sans foi ni loi pour qui la seule position possible est devenu la pose de quelques petites bombinettes atomiques artisanales, par ci par là, histoire de ne pas sombrer dans la monotonie.

Le consensus, le dialogue, le pardon, la solidarité, le partage… Voici quelques pistes à ne pas négliger, tant qu’il est encore peut être temps. Vidéo de présentation du livre

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