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Archive de la catégorie ‘Les questions qu’on se pose’

Hulot, Brown et A.Bertrand sont ils des catastrophistes ?

Samedi 5 décembre 2009

Alors là, sans hésitation, je dis : Oui. C’est évident ! (Enfin je le dis si je n’ai pas été voir dans le dictionnaire que le catastrophisme est une théorie scientifique qui n’a absolument rien à voir avec le propos que je veux tenir dans l’affaire qui nous concerne : Mais admettons que ce mot ait le sens qu’on lui attribue ici, soit !) 

Hulot, Brown et A.Bertrand sont ils des catastrophistes ? dans Les questions qu'on se pose a10688_TACT41nicolas-hulot dans Les questions qu'on se pose

- Et pourquoi me demanderez-vous.
Mais parce que je l’ai lu dans la presse, tiens pardi ! 
De l’exagération tout cela, vous dis-je !
- La banquise ?
Une opération médiatique qui permet à Bertrand de s’en mettre plein les fouilles avec son film donneur de leçon.
- L’appauvrissement des ressources ?
Je viens d’aller commander 60 m² de Teck à Leroy Merlin, et y’en avait encore plein les rayons (et en plus il était en promo).
- La rupture énergétique ?
Une idée des dirigeants de Total pour augmenter le prix du carburant.
- Le réchauffement climatique ?
Allègre a dit que « c’était pas vrai », et il sait de quoi il parle, c’est un vrai scientifique, pas comme Hulot ou A.Bertrand.
- Lester Brown, Stiglitz, Stern, Diamond ?
C’est qui ça ?
- La pauvreté dans les pays du Sud ?
« Je vois pas » le rapport avec nous !
 

On en a entendu d’autres, et le débat est loin d’être clos.

(suite…)

Lucy et l’obscurantisme

Jeudi 26 novembre 2009

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Pascal Picq n’est pas un historien spécialiste du moyen age, mais un paléo-anthropologue spécialiste des vieux os multi-millénaires et des civilisations leur correspondant.
Mais Pascal Picq est aussi un homme qui lutte contre la méconnaissance et l’aveuglement irréfléchi de certains courants d’idées reniant le travail séculaires de scientifiques proposant l’histoire de l’homme comme le résultat d’une lente évolution au fil du temps.
M Pïcq n’affirme pas détenir la vérité scientifique, mais la positionne comme une base de connaissance sur laquelle s’appuient des théories, posées comme des vérités « aléatoires » tant que d’autres éléments ne sont pas venus les faire évoluer.
 Or, il existe sur cette Terre probablement autant de thèses que d’anti-thèses, autant de pour que de contre.
Et la théorie de l’évolution telle que proposée par Darwin, et revue et corrigée par d’autres découvreurs déplait à des porteurs d’une théorie prônant l’hsitoire de l’homme et des espèces comme quelque chose de figé depuis la nuit des temps, et pour toujours.

Et donc, M PP nous met en garde contre l’importance prise par ces porteurs de théorie, dont on trouve des leaders à de hauts niveaux politiques et d’influences.
Pour preuve de ce « complot créationniste », M P nous raconte l’histoire étonnante de M Yahya, promoteur de l’Atlas de la création, dont on peut constater la grande richesse d’enseignement sur le lien qui précéde.
PP est fidèle à lui même, et son combat contre l’ignorance toujours aussi puissant.

Par Toutatis, le ciel va t’il nous tomber sur la tête ?

Vendredi 9 octobre 2009

(Pour les lecteurs potentiels : Je ne peux me soustraire à’ajouter parfois une petite note de cynisme, exprimant très certainement un regard critique de l’observation que je peux faire de notre condition humaine. Excusez m’en par avance) 

Par Toutatis, le ciel va t'il nous tomber sur la tête ? dans Les questions qu'on se pose finale

Je me souviens, il n’y a vraiment pas longtemps de cela, je consommais à dose non raisonnable du « Astérix et Obélix ». C’est pas très vieux, c’était l’époque ou la mobylette de mon tonton Willy avaient une selle imitation peau de panthère bleue. (C’était chic !) Et dans ces « Astérix et Obelix, » j’avais repéré cette expression « du ciel qui tombe sur la tête.
   Et c’est un peu grâce à Astérix et un peu à l’école que j’ai appris figurez vous, que nos ancêtres les gaulois étaient de braves guerriers qui n’avaient peur que d’une chose, c’était précisément de ça.
 
Qu’ils étaient bêtes ces gaulois d’avoir peur d’un truc aussi impossible, non mais des fois !!!!!
J’avais 7 ans, c’était en 67 !  Il y a quarante deux ans !
Ca me faisait bien marrer !
 

Aujourd’hui, l’homme a fait d’énormes progrès. La technique l’a mis bien à l’abri du besoin (enfin pas tout à fait tout le monde…je dirais même la minorité) et on se retrouve un petit peu tout de même avec des manifestations climatiques qui nous laissent entrevoir qu’il risque fort d’y avoir des passages de ce qu’Evelyne Dhélia pourrait appeler «  un temps maussade « .  

Finalement, avec nos buildings, nos immeubles, nos forteresses volantes, nos nanotechnologies, notre intelligence qui dépasse tout entendement d’animal, de la crevette au cachalot en passant par le héron, nos fours micro-ondes, nos grilles pain solaires à éjection thermique réglable et lecteur C.D intégrés, finalement, avec tout ça, on a pas fait beaucoup de chemin depuis Jean-Daniel Vercingétorix (Je ne me rappelle plus son prénom ! ) 

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Dimanche 4 octobre 2009

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Sont-ce les politiques qui vont nous sauver la vie ?

Vendredi 2 octobre 2009

A la base ethymologique, le mot politique trouve sa racine dans le mot grec »Polis » qui s’ignifie « ville, cité » . Par extension, le mot politique pourrait être traduit par « qui concerne le citoyen ».

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Cette traduction n’est pas neutre. Pour ceux qui pensent que l’homme politique doit penser, organiser et trouver les solutions à nos problèmes de société et de crise sociale « montante », je prévois un avenir sombre.

Il suffit pour s’en convaincre de voir la situation actuelle. Nous sommes confrontés aujourd’hui à un grave problème de pollution atmosphérique et de déséquilibre des échanges gazeux. La seule est unique solution connue aujourd’hui, et préconisée par des gens dont le métier est précisément d’étudier ses phénomènes est la suivante : Il faut limiter les émissions de Gaz a effet de serre, produits, ca n’est plus un secret pour personne, par les énergies fossiles, c’est à dire par ce qui fait fonctionner en quasi totalité notre société : Les transports, l’agriculture et l’élevage, l’industrie.

L’énoncé du problème est d’une simplicité biblique :
Comment réduire les émissions de GES pour éviter une hausse de plus de 2 degrés dans les 40 ans à venir, et un chaos social international dans la décennie qui suit ?
La réponse ne l’est pas moins : En divisant l’activité énergétique, les transports de matières, de personnes, l’élevage, l’industrie par 4 dans cette même période.
Que faut t’il faire pour y parvenir ?
L’expliquer aux gens au journal de 20 heures, ils comprendront et changerons leur comportement très facilement : Pardi, on voit bien que ca marche du feu de dieu. La preuve : Lundi dernier, à 8 heures du matin , j’ai été sur la rocade et j’ai vu traverser un troupeau de sanglier qui aller chercher des chataignes… 

Taxer le carburant ? Regarder le bazar qui se prépare avec la Taxe Carbone. A t’on déja vu décision plus confuse, plus injuste, et information plus mal véhiculée chez les citoyens. Probablement oui, mais nous touchons aujourd’hui des sommets qui risquent de mettre en danger les valeurs essentielles de notre démocratie et l’avenir de notre espèce.Il est probablement une autre force sur laquelle il faut compter. Cette force pourrait être la somme des intelligences humaines présente chez les citoyens; leur capacité de mobilisation et les actions alternatives qu’ils seront capable de créer, d’organiser, d’optimiser et d’imposer à l’action politique.

Car c’est le nombre qui fera foi. L’histoire est là pour nous le rappeller.En novembre et décembre 1995, une mobilisation historique fit infléchir une décision politique à l’encontre de la volonté du peuple : Le plan Juppé. Nous ne pouvons plus nous contenter de quelques discours prônant les avancées du grenelle de l’environnement. 20 % d’énergie renouvelable en 10 ans : Impossible de réaliser un score de 2.000 % en à peine 10 ans, sans connaitre ni maitriser encore aujourd’hui quelles seront les énergies renouvelables de demain.

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La voiture électrique de M Borloo ? Elle sera morte le jour ou on posera sérieusement la question : Mais comment va t’on faire l’electricité ?

La technologie ne pourra que très peu palier aux imminents manques de ressources. Les décisions politiques encore moins, tant qu’elles ne seront pas portées par l’ensemble de citoyens conscients des enjeux.

Les politiques nous sauveront la vie, oui, à coup sur, dès que les citoyens l’auront décidé et l’exprimeront OUVERTEMENT ! Pas avant !

L’énergie des mers

Mardi 11 août 2009

L’énergie des mers dans Les questions qu'on se pose vague

Comment ne pas voir, ne pas entendre l’extraordinaire puissance qui se dégage des manifestations de cet élément naturel : l’océan ? Qui ne s’est pas pris les pieds un 14 juillet ou un 15 aout dans ce « tapis liquide » pour se faire envoyer valdinguer comme un simple fétu de paille. N’est ce pas un bon moyen de prendre conscience tout naturellement de la force, de la puissance, de l’énergie générée par cet élément.

Certains spécialistes de l’énergie avancent que l’exploitation d’1% du courant du Golf Stream suffirait à couvrir les besoins de l’humanité en énergie.(Mais toujours dans la même dynamique, si je faisais sans effort des bonds de 30 mètres, j’aurais probablement participé aux J.O de Pékin pour aller chercher ma médaille d’or de saut en hauteur et en longueur.)

L’énergie des mers présente bien des avantages, sous plusieurs aspects.

 

L’énergie des vagues (houlomotrice)

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Ce système utilise la puissance et le mouvement des vagues pour les transformer en énergie.
Les « serpents Pelamis », sont la représentation actuelle de l’exploitation de cette source d’énergie. Ils sont constitués de structures amovibles, reliées entre elles par des articulations, elles mêmes reliées à des pompes hydrauliques qui récupèrent l’énergie. Cette conception ne crée pas de nuisance particulières pour l’environnement. En revanche, elle implique de redessiner les tracés marins, demande une maintenance couteuse, car son implantation se fait ou se trouvent les vagues, donc éloignée de la côte, et, de ce fait,  produit une énergie non encore rentable.

 

L’énergie des marées (marémotrice)

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Le barrage de La Rance en Ile et Villaine (inauguré en 1966), unique usine au monde, témoigne de la timidité de l’engagement sur cette source d’énergie.
Impactant l’environnement, ce système qui utilise les passages de marées, ne produit l’énergie que 4 à 5 heures par cycle, mais de façon parfaitement prévisible.
L’implantation de tels sites dépend de l’amplitude des marées, et donc de la structure cotière, limitant les sites potentiel dans le monde. C’est une énergie d’appoint.


 

L’énergie des courants marins (Hydroliennes)

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Autant il est possible d’évoquer avec quelque justesse les avantages et inconvénients de certains systèmes capteurs d’énergie « propre ». Pour ce qui concerne l’hydrolienne, il faut savoir que la plupart des pays européens sont en train d’étudier l’hypothèse de la faisabilité potentielle d’hydroliennes. Les norvégiens, les italiens et les anglais ont fabriqué quelques parcs qui restent encore aujourd’hui sur le plan expérimental.
L’EDF, pour sa part, a prévu un
projet de 3 a 6 hydroliennes qui devraient être raccordés au réseau en 2011 pour une capacité totale de 4 à 6 MW/h.


 

L’énergie thermique des mers

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Cette énergie est sensée être produite par l’exploitation de la différence de température qui existe entre les eaux chaudes de surface (jusqu’à 25 °) et les eaux froides profondes (de 2 à 4 °). C’est  une source d’énergie potentiellement inépuisable et constante puisque la différence de température existe toujours. La technique qui permet de récupérer l’énergie électrique pourrait être associée à d’autre techniques permettant la production d’eau douce, ouvrant une voix pour les zones insulaires isolées.
Aujourd’hui, seuls quelques pays, Etats unis (apres la crise pétrolière de 1973) le Japon, la France possèdent quelques sites expérimentaux.


 

L’énergie osmotique :

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Elle exploite la différence de pression qui existe entre eau douce et eau salée. Si les deux liquides sont séparés par une membrane semi perméable, l’eau douce (moins de pression) migre naturellement vers l’eau salée (plus de pression). La surpression issue de ce mélange est utilisée pour actionner des turbines qui créent l’électricité.
La difficulté à l’heure actuelle est représentée par la surface trop importante de la membrane pour un rendement relativement faible.

Un premier projet de centrale osmotique devrait voir le jour prochainement en Norvège, à Oslo.


Conclusion : Malgré un fort potentiel de solutions, la technologie mise à la disposition de la recherche de l’énergie que l’on peut tirer des océans n’en n’est qu’à ces balbutiments. L’avantage indiscutable des sources d’énergies marines est la constance de la production (courants marins, pression osmotique, énergie thermique, utilisation des marées).
Elle reste cependant très loin, à ce jour, de remplacer les énergies fossiles.

 

Développement durable : version médiatique ou qui pique ?

Vendredi 10 avril 2009

Il y a quelque chose qui me déroute dans notre monde et qui me pousse à le coucher sur le papier (enfin sur l’écran). C’est cette capacité que nous avons à regarder le mur avancer à très grande vitesse, et à ne pas vouloir nous rendre compte que si on ne change pas de cap, on va le prendre en pleine gueule d’une part, mais encore et surtout, que ça fera forcément mal (sauf à se retrouver juste après, coulant voluptueusement des jours heureux enlacés dans de lacifs bras de mille vierges, folâtrant paresseusement dans du lait d’ânesse, mais là, j’y crois moyen ! )

Version médiatique, vive la nature, les Développement durable : version médiatique ou qui pique ? dans Les questions qu'on se pose oiseaux-98,
le bio et les  lapins-19 dans Les questions qu'on se poseroses:

Je vous la fais soft, la version qui arrange tout le monde, qui nous laisse penser que les prochains 4X4 électriques seront équipés de toits solaires qui conféreront à ces véhicules les mêmes qualités qu’aujourd’hui, que les prochains écrans plasma de chez LG nous permettrons de regarder les prochains jeux olympiques en relief, avec en prime et en option pour pas très cher la possibilité de dialoguer interactivement avec le prochain recordman du monde du 110 mètres haies, juste après sa montée sur le podium, la goutte de sudation courant encore sur son triceps d’acier. Du direct live avec nos super héros quoi !!!
“Encore mieux qu’aujourd’hui”

Cette version soft DD qui va créer de nouveaux avions propulsés à l’huile de pigne de pin pilée qui nous conduirons en Afrique pour faire de supers photos de la misère de ce continent, pour les montrer à nos potes et leur expliquer autour d’un whisky bien glacé, que la pauvreté c’est triste, il est vrai, mais que ces gens là finalement, sont bien plus heureux que nous parce qu’ils ont moins de soucis liés au ménage à faire, aux enfants à emmener à l’école, à la piscine à entretenir, à payer et à fleurir, aux antidépresseurs à ne pas oublier, et blabla et blabla : Presque un truc comme ”pour un peu j’échangerais bien avec eux“.

Ce magnifique DD présenté avec harmonie sur les pubs de grands groupes pétroliers bien connus qui nous prouvent, par de brillantes vidéos représentant de magnifiques petits hommes souriants, presque en apesanteur dans une grande belle ville toute propre, avec en arrière plan un ciel tout bleu, des arbres tout verts, une nature toute naturelle, qu’il reste du pétrole, qu’ils travaillent d’arrache pied sur les énergies nouvelles et qu’on peut leur faire confiance, le tout diffusé sur plusieurs chaînes de télé qui nous rappellent, pour ne pas dire qui nous martèlent, que « la France gagne ».

Pourquoi alors se faire des soucis ! “Ils” s’occupent de tout.
Je vous l’ai faite soft, ainsi, plus la peine de s’affoler, les autres pensent pour nous, je pourrai bientôt brancher mon quad sur la prise électrique de la cuisine et regarder le prime time de la Star’ac en stéréo, dès que la crise sera terminée, comme ils ont dit, normalement à la rentrée 2010, le 15 septembre vers 8h20 ; Ce sera un mercredi ! La version hard est tout autre, et au demeurant beaucoup, beaucoup moins sexy !

Version qui pique : Attention, ça cactus17

Parce qu’elle nous annonce rien de moins que ça chauffe, que ce n’est pas demain la veille que ça s’arrêtera, et qu’il vaudrait mieux, dans certains pays, commencer à concevoir des slips réfrigérants, des maisons sur pilotis de plusieurs mètres et déplacer des villes de plusieurs dizaines de millions d’habitants.

Parce qu’elle nous conduit à prévoir des aides substantielles pour permettre à ceux qui n’ont déjà plus rien à bouffer de se nourrir un petit peu et de tendre vers l’autonomie et l’autosuffisance. Mais surtout parce qu’elle peut aussi nous faire dériver vers des scénarii bien pires, mais peut être pas moins réalistes, des barrages et des miradors* partout autour de l’Afrique et des pays menaçants pour “nos libertés”, desquels on tirera des rafales de plus en plus longues avec des armes de plus en plus puissantes  sur de pauvres gens qui tenteront de venir gratter quelques miettes de pain dans les pays où il en reste encore, parce que bon, je suis pas raciste, mais chez nous, c’est chez nous, et parce que je veux bien partager un petit peu, à  condition qu’au bout du compte, finalement, il m’en reste toujours autant qu’avant.
Nous aurons vite fait, et les médias nous y aideront, à nous habituer à cette horreur, voire à la cautionner, sans même nous en apercevoir. (Lire Chomsky, « la fabrication du consentement »)

* A l’heure ou la magnificence de l’homme lui permet de fabriquer des missiles dont la précision permet d’atteindre le trou du cul d’une mouche après avoir traversé le pacifique sans dévier sa course, je conviens que l’image des miradors et du barbelé est un peu vieillotte, mais il y en a encore qui pensent que la prochaine guerre se fera avec des hommes et des fusils améliorés. Alors comprenez qu’il faut des repères pour tout le monde !

Parce que le réchauffement climatique évoque le réchauffement de l’air, mais aussi l’épuisement des ressources en eau, et donc, de moins en moins d’arrosages d’espaces de cultures vivrières, et donc de plus en plus de famines, de stress hydriques, d’émigrations en masse, de naissances de foyers terroristes liés au désespoir grandissant de futurs fantômes squelettiques et basanés.

Parce qu’aussi la crise économico-financière dans les pays européens ne sera pas forcément enrayée par le renflouage des banques (c’est fou ce qu’on met sur la table aujourd’hui, on doit avoir une grande table) et parce que si le taux de chômage atteint les 30 ou 40 % de la population, il y a peu de chance que la classe sociale qui devra chercher du boulot, de la nourriture et de l’espoir se contente de regarder passer les travailleurs honnêtes avec leurs belles voitures, leurs caddies pleins et leurs commentaires sur les prochains jeux olympiques (dont on parlait dans la version soft) sans bouger le petit doigt, sans bouger quelques vitrines, quelques pavés, et quelques bourgeois ventripotents.

Parce que le DD hard évoque aussi l’épuisement des ressources par la mauvaise gestion de celles ci, et que moins de ressources à partager pour une population croissante est une équation difficile à résoudre, si tant est que l’on souhaite que tout le monde mange a minima à sa faim. Le résultat pourrait donner : autant pour tout le monde sans excès et de façon équitable, ou plus encore pour une minorité et rien pour une majorité qui se tapera dessus jusqu’au dernier (Cf. : L’île de Pâques, Les vikings du Groenland de J.Diamond, les génocides juifs, kurdes, tziganes, rwandais..), car il est clair que nos notions de solidarité et de partage sont bien ancrées dans nos esprits, autant que nos intentions sont bonnes, tant que nos assiettes et nos pharmacies sont pleines, nos maisons chaudes et nos vêtements neufs. Après, ça risque d’être une autre histoire…

Le message est-il clair sur la version hard du DD dont les menaces sont déjà évoquées par des scientifiques, sociologues, contemporains de renom (Diamond, Picq, Reeves, Brown, Lévi-Strauss, Ziegler, Chomsky, Jancovici…) qui, non contents de foutre la trouille à nos enfants, commencent à nous la foutre à nous en disant qu’on ne parle plus d’échéances en décennies, mais en années. Et si ces gens là, qu’on voit rarement sur TF1 à une heure de grande écoute, avaient raison ?! Si ces hommes en savaient plus, ou plutôt et surtout, en disaient plus que notre président qui exhorte à la croissance, à la reprise, alors qu’il faudrait au contraire, semble-t-il, commencer à ralentir, à partager, à économiser, à tisser des liens étroits de solidarité et, dans un premier temps, à se poser des questions sur : comment révolutionner rapidement nos modes de vie tout en restant en paix, et dans un deuxième, à le faire.

Et si ces hommes avaient raison ?

 

Pourquoi c’est « mal » de manger du thon rouge ?

Mardi 10 mars 2009

La réponse peut prendre des orientations différentes, suivant la façon dont elle est présentée :

Pourquoi c'est

 

Pourquoi y aurait t’il du “mal” à se faire plaisir, et s’empécher de déguster une bonne tranche autour d’un barbecue, entre amis, le dimanche après l’apéro.

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Parce que si l’on continue à en manger trop, disent certains, ce qui est cyniquement appelé “le stock” de thon rouge risque de diminuer au dessous d’un seuil critique qui ne permettrait pas le renouvellement de l’espèce.
La conclusion pourrait être,  à terme, finies les grillades de steak de thon entre amis, après l’apéro.

 

 

L’union européenne, les ONG de protection de l’espèce et les syndicats de pécheurs de thon rouge se livrent aujourd’hui des batailles homériques pour tenter de fixer des quotas insatisfaisants pour toutes les parties. Il est important également de préciser que, de toute manière, les quotas ne sont pratiquement jamais respectés car il existe un taux de pèche illégale colossal. (30 % d’après le WWF)

Quoi qu’il en soit, chers amis membres du collectif du “pour” ou du “contre” le thon rouge en grillade, il est une réalité incontournable.
La disparition d’une espèce quelle qu’elle soit crée inévitablement une rupture de la chaîne alimentaire et irrémédiablement une nouvelle recherche d’équilibre de cette même biodiversité.
La disparition d’une espèce supprime sa prédation et du même coup favorise un surdéveloppement des espèces “chassées” et donc potentiellement une surprédation sur d’autres espèces qui, a leur peuvent être menacées de disparition, etc…

Le fait que le thon rouge disparaisse de la circulation terrestre aura certainement sur les flux magnétiques de la galaxie d’Andromède, autant d’impact que la dernière histoire d’amour de mon arrière grand mère en a eu sur les choix de Bernadette Chirac quand elle a changé la tapisserie du salon de son chateau corrézien. D’autres espèces ont disparues avant l’homme, et disparaitront après lui. Mais ce dernier à peut être intérêt à mesurer au plus vite l’impact de sa prédation, et la fragilité de l’équilibre de la bidoversité.

L’exemple phare du danger d’un tel déséquilibre fut traduit par Mr Einstein, il y a quelques années. Sa théorie prévoyait :

Si les abeilles disparaissent de la surface de la terre, l’homme n’aura plus que 4 ans à vivre (Cette projection évoque la disparition de la polinisation, et donc de l’impossibilité pour certaines plantes de se reproduire, et donc, l’impossibilité pour les herbivores de se nourrir, etc …)

Il peut être également édifiant de consulter l’article de Bernard Cadiou qui décrit un parfait déséquilibre de cette même biodiversité traduit par le comportement des oiseaux. Il est très instructif de voir, au demeurant à partir d’un anodin déplacement de planctons, l’impact en cascade sur les populations animales.

 

Discussion entre amis : Pourquoi l’Arctique ne doit plus s’appeler l’Arctique ?

Mardi 10 mars 2009

 

Pour la bonne et simple raison qu’Arctos, en grec, s’ignifie “l’Ours”,

 Discussion entre amis : Pourquoi l'Arctique ne doit plus s'appeler l'Arctique ? dans Les questions qu'on se pose ourspolaire

(à l’opposé d’Antarcticos : Sans ours, qui définit le pôle sud ou il n’y a pas d’ours).

L‘étonnante intelligence de l’homme a fait qu’il est en train de faire fondre les dernières plaques de glace sur lesquelles les “derniers” ours polaires font du patinage à glace avant d’aller se noyer, et disparaitre.
Ainsi, il y aura deux Antarctiques. Les boussolles vont marcher sur la tête, les ours au paradis des banquises, et les russes vont trouver du pétrole, pendant que nous irons faire le plein chez Total en jurant nos grands Dieu que le carburant est toujours trop cher…

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Et à ce propos, je ne résiste pas à l’envie de vous faire part d’une discussion privée avec un ami comme il en existe des milliards, quotidiennement, qui circulent sur les milliers de réseaux téléphoniques du monde.

Celle-ci vous interessera peut-être, elle parle de nous et de vous.

Aujourd’hui, Jean me laisse un message sur le téléphone. Eric, bla bla, ton répondeur… les blagues habituelles…blabla… une plus belle voix que toi…blabla…j’ai vu un reportage qui m’a fait tomber de cul… (oui, je sais, c’est pas poli, mais c’est comme ça que nous nous parlons, on a pas été élevés à Neuilly)

Je rappelle Jean blabla, j’ai pas que ça à faire blabla… j’ai un métier, …les blagues habituelles…blabla (diversion car lorsque nous parlons de ce sujet, nous y passons beaucoup de temps)

Jean : J’ai vu un reportage sur la nouvelle guerre “froide” Tu vas pas le croire. La Russie, le Canada, les Etats Unis et la Norvège sont en train de batailler pour savoir qui va être propriétaire du Pôle Nord qui est en train de dégeler.
Ils pensent qu’à cet endroit se trouvent 25 % des réserves pétrolières mondiales. J’en croie pas mes oreilles. Ils en ont rien à secouer du développement durable. Tout ça c’est du flanc. Ils pensent qu’à un truc, c’est s’en mettre plein les fouilles, attendre que la moitié de la planète se soit entretuée, et ils feront repartir une nouvelle économie sur de nouvelles bases avec les poches pleines.
Eric : Mais ça peut pas marcher Jean ! On est en train de bouffer toutes les ressources, les gaz a effet de serre sont en train de faire des dégats qu’ils imaginent même pas.
Jean : Mais bien sur qu’ils sont au courant de tout ça. Tu les prends pour des naïfs. Mais ils en ont rien à foutre. Ils vont alimenter des guerres, se protéger contre quelques intempéries, et ils continueront à gouverner le temps que ca durera.
Eric : Mais non, Jean, ils n’imaginent pas l’étendu des désastres. Les réserves d’eau s’épuisent à vitesse grand V, les cataclysmes s’annoncent de plus en plus menaçants dans la décénnie à venir. La secheresse va avoir des répercutions dramatiques sur la production agricole, ca va être une catastrophe. Avec quoi ils vont s’enrichir si toute la civilisation s’effondre.
Jean : Mais t’es naïf Eric, ils en ont rien à foutre, ils vont en profiter le temps que ça durera, se fabriquer des abris avec des tunnels, des provisions pour laisser passer l’orage, et puis c’est marre. Alors tu comprends, moi je lache du lest. je vais pas aller gacher mon énergie pour un combat perdu d’avance. Ils sont trop cons, ça sera trop dur…
Eric : Tu dayes”, il va falloir que je me trouve un autre trésorier pour l’association et pour gérer les fortunes qu’on a accumulées sur le compte
Jean : Ha ha ha
Eric : Tu me fous le blues avec ton discours. Du coup, je sais pas si je vais pas annuler la présentation du 30 octobre.
Jean : Si, Il faut la faire !
Eric : Avec le discours que tu me tiens, ça servira a quoi ?
Jean : Ca servira à éveiller les consciences, et même si ça fait pas beaucoup, ça sera déja ça, on sait jamais.

Alors finalement, que les Russes, les Canadiens ou les USAiens se tiraillent les réserves de “Oil”, ça ne nous empêchera pas de faire notre présentation.

Quelles sont les origines du développement durable ?

Jeudi 5 février 2009

Quelles sont les origines du développement durable ? dans Les questions qu'on se pose groharlem

Gro Harlem Brundtland

 

L’origine :

En 1982, M Javier Perez de Cuellar, secrétaire général des nations unis rencontre Me Gro Harlem Brundtland à la machine à café. (La version de la machine à café est tout à fait personnelle, et n’a jamais été vérifiée, le reste oui)

Me Brundtland, tour à tour ministre de l’environnement, 1er ministre de Norvège, président de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se voit confier la délicate mission de faire un rapport sur l’état socio, économico- environnemental du monde, et de réaliser des propositions pour tenter de rétablir un équilibre déjà fragilisé par les gestions incomplètes des dirigeants politiques, institutions financières et économiques internationales, par les déséquilibres géopolitiques de certains pays, la pression sur l’environnement et le réchauffement climatique (déjà).

Me Brundtland s’entoure d’une équipe de spécialistes dans les multiples domaines qu’exige cette tâche et conduit pendant 5 ans le travail colossal de collecte, d’analyse de données, de projections et de propositions d’une nouvelle économie et nouvelle organisation mondiale ayant pour nom : Développement Durable et pour dicton :

Un développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

La phrase type qui accompagne généralement les conférences ou guides du développement durable est celle ci : “Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants”.
Il est amusant de constater que la paternité de cette phrase est attribuée tantôt à Cheaf Seattle, illustre chef indien de la tribu des Suquamish, tantôt à Antoine de St Exupéry, parfois même à Léopold Sedar Senghor.Elle est quoiqu’il en soit d’actualité.

 

Le principe :

Ce concept ne conçoit plus l’économie mondiale sans intégrer au cœur de ses préoccupations l’homme et la protection de l’environnement, sans qui rien n’est plus possible, puisqu’il est notre premier et unique fournisseur de matières premières et de ressources qui permettent la vie et le renouvellement de toute la biodiversité.

509226622215 dans Les questions qu'on se pose

Ce rapport, également appelé “Rapport Brundtland “ titré “Our Common futur” (Notre avenir à tous) est remis en avril 1987 au secrétaire général de l’ONU.

Il est porté et popularisé au sommet de la Terre à Rio en 1992. Le concept de « développement durable” est vulgarisé à partir de cette date. Il est le déclencheur de l’Agenda 21, programme d’action du 21ème siècle dont l’objectif est de déclencher des opérations concrètes allant dans le sens d’un nouveau développement.

Pour le territoire français, les missions de l’agenda 21 sont dévoyées aux mairies et conseils régionaux.
Pour avoir pianoté quelques touches AGENDA 21 sur internet sur un paquet de communes en 2005, je peux vous affirmer que le sujet était loin d’être présent sur les sites officiels des hôtels de ville. Aujourd’hui, quelle municipalité n’a pas son totem informatique coloré, teinté, imagé de toutes les actions possibles et inimaginables (AMAP,  distribution de composteurs, création de sentiers pédestres, journées sans voitures, débats citoyens, recyclages des déchets, etc …) Un espoir …

Remarques :
Il est étonnant de constater qu’il aura fallut à peu près 20 ans pour que ce terme et l’avenir qu’il projette parviennent au devant de la scène populaire internationale. (Qui d’entre nous prononçait le terme de D.D en 2005) ?
Il est également étonnant de constater que la traduction française de développement durable omet la notion de « soutien » pourtant essentielle dans ce concept qui apparaissait dans le nom anglais originel « Sustainable development » et qui induisait cette notion de solidarité bien décrite dans le rapport de Me Brundtland et définie comme indispensable à la réussite de ce nèo-développement.

Lecture du rapport :
Titré également « Our common future » ce rapport de plus de deux cents pages est loin de susciter l’émotion déclenchée par le chefs d’œuvres de M Suskind ou de M Steinbeck. Cela dit, ça n’est pas non plus ce qu’on attend de lui…
En revanche, c’est une extraordinaire mise en condition et une mine d’informations (qu’il est bon d’actualiser parfois) pour qui s’intéresse à ce sujet d’une richesse illimitée qui traite de l’état et de l’avenir de notre civilisation au cœur d’une planète meurtrie. Loin d’être politiquement correct, il remet en cause les insitutions internationales actuelles et propose des redistributions des rôles, une gestion communautaire mondiale des ressources…
La traduction française du rapport, présente sur wikipédia, donne une multitude d’informations d’une grande clarté qui permet au commun des mortels de mieux appréhender les complexités de notre monde, et de mieux savoir quels dangers menaces notre espèce. Qu’espérer de plus que de connaître les maux qui nous accablent afin de nous permettre de mieux les combattre.

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