Archive de la catégorie ‘Les interventions’

Festival changement d’ère 6 juin Quinconces

Mardi 9 juin 2009

Festival changement d’ère 6 juin Quinconces dans Les interventions changere 

Quelques jeunes issus d’une école de commerce se sont mis dans la tête de réaliser un évènement qui permettrait aux citoyens que nous sommes de nous sensibiliser sur  les enjeux du développement durable, de nous renseigner sur les évolutions en cours, sur les actions solidaires, les derniers vélos électriques, les actions de Greenpeace, les idées de recyclage et une foule de choses intéressantes et capitales pour l’évolution de notre société.

Cette manifestation fit pourtant moins d’audience que le multiplex qui couronnait la victoire des girondins, de qui, finalement, notre avenir dépend nettement moins. Mais, me direz vous, il faut bien s’amuser.

Ces jeunes se lançaient donc courageusement dans l’organisation du « festival changement d’ère » qui ouvrait ses portes le vendredi 5 juin sur la place des Quinconces, pour tout le week-end.

Infoplanète  était conviée à la « fête » pour présenter son travail. Alors que dehors, une pluie battante faisait obstacle aux potentiels curieux, quelques 15 personnes paraissaient attentives au déroulement de notre projection commentée  lors de notre 10ème conférence (Un anniversaire en quelque sorte).

La veille au soir, Mr Arthus Bertrand offrait à une large frange de la population mondiale la possibilité de comprendre ce qu’il se passe sur cette foutue planète avec son film « Home ». Nous étions heureux de constater que la quasi-totalité  des messages que nous véhiculons au fil de nos interventions sont en parfaite cohérence avec ce magnifique reportage.

Si avec ça, nous n’avons pas encore compris que nous sommes en danger imminent de grave crise sociale mondiale, voire d’une troisième petite tuerie internationale, alors retournons voir les Girondins, l’OM, l’inauguration du lancement du prochain protège seins en corail de chez Yves St Laurent  ou l’ile de la tentation en attendant le glas qui ne manquera pas de sonner, soyons en certain.

Si nous avons compris cela, changeons maintenant.

Conférence à domicile chez Roger et Dominique Bret

Dimanche 7 juin 2009

TTLV21

 

C’était la première conférence à domicile que l’asso co-organisait avec sa « famille d’accueil ».

Au cours de nos discussions avec Virginie Lannes, chargée de mission pour le développement durable à Blanquefort, il nous paraissait interessant de provoquer une situation qui permettrait aux habitants de la ville qui le souhaitaient, d’inviter des amis, connaissances, voisins ou famille, à passer une soirée qui permettrait à tout le monde de prendre le temps.

Prendre le temps de parler de D.D, prendre le temps de poser des questions, prendre le temps de s’étonner, d’être surpris, interpellé, prendre le temps de prendre en considération l’avenir du nouveau développement qui doit organiser rien de moins que notre civilisation humaine.
C’est la chaleureuse maison de Dominique et Roger qui accueillait cette première au cours de laquelle chacun, prévoyant sans doute d’y consacrer une bonne partie de la soirée, avait emmené des agapes que nous partagions tous au cours du débat qui suivit notre 9eme intervention.

Les échanges d’impressions, les questions sur le solaire, l’éolien, l’énergie, l’économie, l’effet de serre, l’immigration, l’intelligence humaine et ses limites furent nombreuses : les réponses parfois éclairantes, parfois troublantes, parfois aussi inexistantes…(Le sujet est tellement vaste).

C’était déja ça…

Merci encore pour la gentillesse et l’accueil de Dominique et Roger

A quand la prochaine ?

Ecolo café de Blanquefort au 8 et demi

Mardi 31 mars 2009

J’ai rencontré Virgine Lannes pendant l’été 2008 pour proposer la présentation d’Infoplanète qui s’intitule désormais, et jusqu’à la prochaine idée, “Du B.B au D.D”.

Virginie est chargée de mission sur le développement durable, et notamment sur le projet “toute la ville se met sur son 21″, dans le cadre de l’agenda 21.
Nous avons établi ensemble un partenariat dont le but est de proposer à l’habitant un système de conférences à domicile avec questions et débats contradictoires en deuxième partie. L’intervention dure 1 heure et demi (le temps d’un film américain deuxième série).

Chaque personne intéressée doit prendre contact avec Virginie : virginie.lannes@ville-blanquefort.fr ou 05 56 95 50 73).

Ce soir, mardi 31 mars, je devais démarrer le partenariat avec un premier écolo café, au huit et demi, petit bar qui jouxte le cinéma Blanquefortais. Deux piliers de Medulinature (Toto et Cédric) étaient là en soutien “moral”.
Il me tardait de savoir ce qu’il se passerait car je décidais d’intégrer des paramètres nouveaux : le premier tentait d’expliquer les causes essentielles des écarts entre pays du Sud et ceux du Nord à travers les trois types de dominations à travers l’histoire : l’esclavagisme, le colonialisme et la mondialisation, d’une part, et le deuxième tentait d’introduire l’histoire du libéralisme, le constat de son inefficacité, l’illusoire “force des marchés” et son incohérence face à des ressources finies. 

C’était pour moi marcher sur un fil car je ne savais pas quel était le niveau d’information et de susceptibilité des personnes qui étaient là, et le sujet me semblait sensible et délicat. Comment expliquer à des hommes et à des femmes que nos arrières-arrières-arrières grands-parents ont étés pour certains des brutes sanguinaires qui considéraient les noirs, les jaunes, et toutes les autres couleurs que les leurs comme des sous êtres, leur ont fait subir les pires souffrances, et que ceci ne s’est toujours pas arrêté ? Comment faire comprendre que nos modes de consommations les plus innocents, au demeurant, ont des impacts redoutables sur la précarité de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants ? 

Cela me paraissait néanmoins indispensable pour introduire la nécessité, voire l’obligation sous peine de carnage prochain, de solidarité, de soutien et de partage envers nos populations démunies, et envers celles du Sud. 

La soirée se déroulait comme d’habitude, avec des intervenants intéressés, attentifs, curieux. Certains traduisaient leurs expériences personnelles (Amap, jardins solidaires, soutiens aux populations africaines) et enrichissaient le débat de nouvelles anecdotes. Le seul regret (qui est aussi un soutien à chaque séance) était de constater que le public était majoritairement un public rallié à cette cause. L’action principale d’Info planète étant de sensibiliser des personnes non encore initiées aux graves dangers qui menacent notre société, notre démocratie et par voie de conséquences nos libertés. 

Quelques propositions d’intervention à domicile, partenariat avec Planète Urgence, échanges de mails et encouragements multiples clôturaient cette soirée organisée par la ville de Blanquefort.    

C’était déjà ça !

Sud Ouest 21 mars 2009

Samedi 21 mars 2009

Sud Ouest 21 mars 2009 dans Les interventions 8819579 

Éric Cazenave : « je ne persuade pas les gens de se séparer de leur voiture mais je souhaite les intéresser à cette question». (PHOTO L.B.)

Quadragénaire, père de famille, une maison et employé dans une banque. Éric Cazenave n’a rien de l’homme prêt à prendre son bâton de pèlerin pour aller révolutionner les esprits de la terre entière. Pourtant sous ce crâne bien rempli, les idées bouillonnent. À tel point que le garçon ne peut plus se contenter de garder pour lui ses convictions.

Il vient de créer Info planète, une association repérée par la ville et qui va servir d’aiguilleur pour « contaminer » les habitants au développement durable. Dans quelques jours, il sera l’invité d’un écolo café (1). Sa mission : sensibiliser les participants aux questions de développement durable, bien au-delà de sa dimension environnementale à laquelle on réduit souvent cette notion.

Il ne se contentera pas de cette intervention et se propose d’aller au domicile des Blanquefortais pour animer des réunions type Tuppeware autour de ce thème. « Un moyen, selon Virginie Lannes, chargée de mission à la mairie, de toucher un public plus large. Les personnes qui le recevront dans leur salon pourront inviter amis, voisins, parents pour discuter, voire même opposer leurs arguments à Éric Cazenave. »

Conviction récente

Est-il néanmoins le plus crédible pour parler de ces questions avec le public ? le quadragénaire n’est ni scientifique, ni professionnel dans le domaine de l’environnement, ni même engagé politiquement. “je suis simplement un convaincu. Il ne fait pas agir dans cent ans, dans dix ans pour la planète, mais maintenant, tout de suite. La prise de conscience ne suffit pas, chacun doit adapter ses comportements.”

Un discours qu’il tient et défend en se référant à une documentation impressionnante. Marié à une vietnamienne, il reconnait que ses convictions sont récentes.”Grace à ma femme, j’ai pu m’immerger chez des habitants dans son pays, voir les contrastes avec notre société, racont t’il. Puis j’ai fait différents voyages qui m’ont bouleversé. Fort de cette expérience, j’ai voulu comprendre ces problèmes d’équité, me suis mis à beaucoup lire, suivre des conférences. Le développement durable est intimement lié aux questions de la disparité entre les pays riches et pauvres car il englobe aussi le développement économique et social.

« Questions cruciales »

Ne souhaitant pas rester au seul stade de la réflexion, il convainc la direction de la société où il travaille d’adhérer à un programme de Planète urgence, association qui propose aux entreprises des outils de développement durable. Il répond aussi favorablement à des demandes d’intervention devant des scolaires.

« Il y a cinq ans, quand je parlais on me prenait souvent pour un doux rêveur. Aujourd’hui les mentalités commencent à évoluer. » Et d’espérer que les habitants qui le recevront dans leur salon l’écouteront. « Je ne suis pas là pour les persuader d’abandonner leur voiture ou de ne plus utiliser d’emballages. Nous ne pouvons pas être exemplaires du jour au lendemain. Je suis surtout là pour les intéresser à ces questions cruciales pour notre avenir et leur montrer l’intérêt de changer nos comportements. »

Mardi 31 mars à 18 h 30 au Huit et demi. Pour inviter Éric Cazenave à débattre à son domicile (gratuit), contacter Virginie Lannes en mairie au 05 56 95 50 73.

Auteur : LAURIE BOSDECHER
l.bosdecher@sudouest.com

 

Soirée entre potes, le 30 octobre 2008

Vendredi 31 octobre 2008

Voila t’y pas qu’il nous prend l’idée de faire participer les copains à nos bavardages sur la terre et ses habitants. Jean et moi commençons a inviter les amis, copains, connaissances pour leur présenter le fruit de nos réflexions.
Il nous paraissait plus constructif de compléter l’exposé au moyen de témoignages d’actions concrètes et locales. Ainsi, Axel, membre de l’association
Médulinature présenterait en 2eme partie l’action de son asso, et Jean Jacques, président de l’association des enfants du Sine Saloum (Sénégal) nous évoquerait comment il fait revivre un village qui était voué à la disparition.

La soirée s’est déroulée à la salle du Mascaret prétée gracieusement par l’association ABC de Blanquefort et grace à l’aide de Samuel.

La présentation a été ponctué de plusieurs interventions éloquentes, lorsque Clotilde précisait que la notion du D.D qu’elle connaissait s’appuyait uniquement sur l’environnement, traduisant peut être le fait que les médias ne laissaient transparaitre que cet aspect, éludant celui non moins essentiel du social.

Vincent nous rappellait que la planéte n’était pas plus en danger que n’importe quel autre tas de caillou sphérique, et que notre existence n’était qu’un maigre passage dans cette histoire hors de notre dimension.

Axel présentait comment l’association médulinature oeuvrait à la sensibilisation et à l’éducation de pratiques et de comportements plus vertueux, et plus respectueux de notre entourage environnemental. Il commentait les reflexions qu’il menait avec les organisateurs de concerts et d’évenements pour réduire ou optimiser les déplacements, valoriser les dechets issus de ces manifestations, réduire de plusieurs centaines de metres cube la consommation d’eau en mettant en place des toilettes seches, pour utiliser des gobelets consignés , évitant ainsi le gaspillage de gobelets jettables. Il était encourageant de constater à quel point ces actions pouvaient déclancher des changements de comportement constructifs. Axel nous démontrait par ces actions que le possible était à portée de main.

Jean Jacques cloturait l’évènement en évoquant non sans émotion son récit. Il nous racontait comment, en allant épouser sa deuxième passion, la péche, il avait connu un village perdu au fin fond du Sine Saloum, au Sénégal, à la frontière de la Gambie. Il avait vu ce village peu à peu fui par ses habitants parce que l’eau venait à manquer. Alors il est revenu au Sénégal, a apporté une pompe et tous le matériel nécessaire pour pour faire rejaillir l’eau d’un puit inutilisé. Puis il est revenu au Sénégal pour fabriquer un four, qui aujourd’hui, fait du pain pour tous les habitants du village. Puis il revient régulièrement au Sénégal.Il y apporte , médicaments, filets pour les pécheurs, fauteuils roulants et différents articles qui peuvent faciliter la vie de ces hommes et femmes. Il contribue à la relance d’une micro économie qui fait revenir des gens dans le village, emmenant souvent avec lui des copains et copines qui ne peuvent faire autrement que d’adhérer à cette action pleine de valeur.

La soirée s’achevait autour de quelques mots, mets et boissons, et quelques a bientôt, merci au revoir, a plus, c’était sympa, la bise et autres amicales embrassades.
Merci à toutes les copines et copains, aux copains de copains d’avoir répondu présent à cette invitation, d’avoir participé au débat, à cette soirée, merci à Axel et Jean Jacques pour leurs éloquents et encourageants témoignages.

C’est déja ça !

Lycée de Pauillac

Samedi 26 juillet 2008

Après avoir organisé ma première à la Caisse d’Epargne, j’évoquais mon envie de communiquer sur ce sujet à mon amie Margot. Elle me proposa de refaire le même genre de chose au lycée de Pauillac où elle était professeur.

L’idée fit son chemin. Je rencontrais une copine de Margot, Sylvie Maul, professeur d’économie au même lycée qui se proposait d’organiser mon passage.

Le 15 janvier au matin, je préparais mon intervention au Cinéma de Pauillac qui avait été gracieusement mis à notre disposition.
Les 250 élèves qui rentrèrent dans le cinéma firent battre mon coeur plus fort. Pour arranger l’affaire, Sylvie avait voulu y mettre une dimension supplémentaire en mettant
un fond musical que je découvrais pour l’occasion et, à postériori, que je trouvais parfaitement adapté.

Il me tardait de commencer.
Les premier mots partirent en bafouillant, et tout s’enchaina. Je découvrais des gamins attentifs, participatifs, posant des questions parfaitement sensées et d’actualité. « Pourquoi Al Gore roule en 4X4″, « Ca sert à quoi qu’on serre la ceinture si les chinois pillent toutes les ressources » « Mais avec l’énergie solaire normalement, on devrait pouvoir fonctionner » etc..
Quelques 5 ou 6 gamins vinrent à la fin de la présentation afin de récupérer le contenu de l’exposé.

Fin de la mision Pauillacaise.

C’est déja ça.

Lycée St Joseph

Samedi 26 juillet 2008

Je rencontrais Mr Bertrand Perroy en mars 2008 et lui exposais notre action. je recevais immédiatement un accueil favorable à cette initiative et rentrais en contact peu de temps après avec 2 professeurs du lycée.

Les RV étaient pris pour deux interventions courant avril. Jean et moi étions de la première intervention.

 

Récit :

Le matos était installé, la présentation pouvait commencer.
Connaissant pourtant les difficultés des gamins pensionnaires de ce lycée spécialisé, je fus tout d’abord surpris par le décalage des comportements.
Entrée du premier élève : Cartable balancé sur le bureau
Le prof : « Dehors, on ne rentre pas comme ça en classe »
Avant même d’entamer mon discours, je perdais mon premier auditeur. Je me disais que si tous les élèves de la classe rentraient de cette façon, je me dirigeais droit vers un monologue. A ce moment là, je me demandais très sincèrement quelle mouche m’avait piquée pour aller me fourrer dans un guépier pareil.

Puis la scéance démarrait : Il y a quelques 13 milliard et 700 millions d’années…
Puis les questions fusèrent. Il fallait recentrer assez régulièrement car l’intérêt manifesté par les gamins avait tendance à s’exprimer dans l’anarchie.


Je trouvais dans la deuxième présentation énormément de vie et de manifestation de la part des enfants. Ils avaient des questions sur tout. les planètes, les hommes, les africains, l’eau, l’effet de serre. Il me fallait parfois répondre très synthétique afin de pouvoir aller au bout de la présentation car tout me semblait important à évoquer.

Je n’oublierais jamais la fin de la 2éme scéance au cours de laquelle tous les gamins vinrent me serrer la main et me remercier, en glissant un petit mot, genre » Je vous promet Monsieur, maintenant, quand je me lave les dents, je coupe le robinet ».
Très agréable et sympathique conclusion face à un public difficile, mais tellement touchant.

C’est déjà ça

Intervention à Pujols pour une colonie de vacances d’enfants diabétiques

Mercredi 23 juillet 2008

Aujourd’hui mercredi 22 juillet, et ce grâce à un ami, Philippe Meynard, Eric doit réaliser une présentation de sensibilisation auprès d’une centaine de gamins et de moniteurs de colonie de vacances à Pujols, dans un petit village qui jouxte Villeneuve sur Lot, dans le Lot et Garonne 

Récit :

L’accueil de Philippe et de son équipe est plutôt sympathique, au cœur de la Maison familiale de Pujols, entourée par de vastes champs. Ambiance champêtre.
Nous partageons un repas avec les gamins avant d’aborder le thème de Planète Info.
 

Il y a 13.7 milliard d’années….
C’est parti. Les enfants semblent porter de l’attention à ce sujet qui les concerne tous. Il est toujours délicat, dans ces moments là, de trouver la bonne mesure du discours et de faire la part des choses. Informer, mais ne pas alarmer, établir des constats, parfois durs, sans sombrer dans le catastrophisme. Cette étape est nécessaire et indispensable, car comment inviter les enfants à devenir acteur de leur changement si on ne leur indique par les causes qui le justifie et les raisons et les intérêts qu’ils peuvent y trouver.
Il y a une bonne participation des enfants, qui proposent, à l’issu de l’exposé, des solutions en direct.
La palme revient à une adolescente qui propose d’éteindre l’ordinateur puisque le présentateur a terminé d’utiliser son outil de travail. Le message est passé pour elle.
 Pour moi aussi d’ailleurs.

Intervention à Pujols pour une colonie de vacances d’enfants diabétiques dans Les interventions imgp1607

Philippe m’accompagne ensuite à la salle de soins pour m’expliquer la vie de ces enfants, et la façon dont ils se piquent, plusieurs fois par jour, étant constamment attentifs à leur alimentation, leur équilibre de niveau de sucre dans le sang. Je découvre la patience et l’attention que portent les infirmières à l’égard de ces mômes.  Le médecin m’explique également l’écart considérable qui existe entre la prise en charge de cette maladie en France, et dans les pays pauvres, laissant plusieurs enfants sur le carreau, on s’en doute bien. Karim, mon voisin de chambre, évoque son parcours, et me raconte comment, en prenant exemple sur ce type de colonie, il a participé au test de reproduire cette démarche en Algérie, et la satisfaction des enfants algériens qui ont assisté à cette première colo.  Fin de la journée au 5ème *, caramba, nutella, bière et au lit.  Nous adressons nos remerciements à toute l’équipe de mono, médecins, et à Philippe de nous avoir permis de faire passer le message.

C’est déjà ça.  

* Le 5ème, en langage « colonidevacanciste » est le dernier repas de la journée, le 5ème, pris par les monos après le débrieffing du soir, quand les enfants sont couchés, histoire de se détendre et de taper le délire entre adultes.