L’énergie des mers

L’énergie des mers dans Les questions qu'on se pose vague

Comment ne pas voir, ne pas entendre l’extraordinaire puissance qui se dégage des manifestations de cet élément naturel : l’océan ? Qui ne s’est pas pris les pieds un 14 juillet ou un 15 aout dans ce « tapis liquide » pour se faire envoyer valdinguer comme un simple fétu de paille. N’est ce pas un bon moyen de prendre conscience tout naturellement de la force, de la puissance, de l’énergie générée par cet élément.

Certains spécialistes de l’énergie avancent que l’exploitation d’1% du courant du Golf Stream suffirait à couvrir les besoins de l’humanité en énergie.(Mais toujours dans la même dynamique, si je faisais sans effort des bonds de 30 mètres, j’aurais probablement participé aux J.O de Pékin pour aller chercher ma médaille d’or de saut en hauteur et en longueur.)

L’énergie des mers présente bien des avantages, sous plusieurs aspects.

 

L’énergie des vagues (houlomotrice)

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Ce système utilise la puissance et le mouvement des vagues pour les transformer en énergie.
Les « serpents Pelamis », sont la représentation actuelle de l’exploitation de cette source d’énergie. Ils sont constitués de structures amovibles, reliées entre elles par des articulations, elles mêmes reliées à des pompes hydrauliques qui récupèrent l’énergie. Cette conception ne crée pas de nuisance particulières pour l’environnement. En revanche, elle implique de redessiner les tracés marins, demande une maintenance couteuse, car son implantation se fait ou se trouvent les vagues, donc éloignée de la côte, et, de ce fait,  produit une énergie non encore rentable.

 

L’énergie des marées (marémotrice)

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Le barrage de La Rance en Ile et Villaine (inauguré en 1966), unique usine au monde, témoigne de la timidité de l’engagement sur cette source d’énergie.
Impactant l’environnement, ce système qui utilise les passages de marées, ne produit l’énergie que 4 à 5 heures par cycle, mais de façon parfaitement prévisible.
L’implantation de tels sites dépend de l’amplitude des marées, et donc de la structure cotière, limitant les sites potentiel dans le monde. C’est une énergie d’appoint.


 

L’énergie des courants marins (Hydroliennes)

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Autant il est possible d’évoquer avec quelque justesse les avantages et inconvénients de certains systèmes capteurs d’énergie « propre ». Pour ce qui concerne l’hydrolienne, il faut savoir que la plupart des pays européens sont en train d’étudier l’hypothèse de la faisabilité potentielle d’hydroliennes. Les norvégiens, les italiens et les anglais ont fabriqué quelques parcs qui restent encore aujourd’hui sur le plan expérimental.
L’EDF, pour sa part, a prévu un
projet de 3 a 6 hydroliennes qui devraient être raccordés au réseau en 2011 pour une capacité totale de 4 à 6 MW/h.


 

L’énergie thermique des mers

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Cette énergie est sensée être produite par l’exploitation de la différence de température qui existe entre les eaux chaudes de surface (jusqu’à 25 °) et les eaux froides profondes (de 2 à 4 °). C’est  une source d’énergie potentiellement inépuisable et constante puisque la différence de température existe toujours. La technique qui permet de récupérer l’énergie électrique pourrait être associée à d’autre techniques permettant la production d’eau douce, ouvrant une voix pour les zones insulaires isolées.
Aujourd’hui, seuls quelques pays, Etats unis (apres la crise pétrolière de 1973) le Japon, la France possèdent quelques sites expérimentaux.


 

L’énergie osmotique :

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Elle exploite la différence de pression qui existe entre eau douce et eau salée. Si les deux liquides sont séparés par une membrane semi perméable, l’eau douce (moins de pression) migre naturellement vers l’eau salée (plus de pression). La surpression issue de ce mélange est utilisée pour actionner des turbines qui créent l’électricité.
La difficulté à l’heure actuelle est représentée par la surface trop importante de la membrane pour un rendement relativement faible.

Un premier projet de centrale osmotique devrait voir le jour prochainement en Norvège, à Oslo.


Conclusion : Malgré un fort potentiel de solutions, la technologie mise à la disposition de la recherche de l’énergie que l’on peut tirer des océans n’en n’est qu’à ces balbutiments. L’avantage indiscutable des sources d’énergies marines est la constance de la production (courants marins, pression osmotique, énergie thermique, utilisation des marées).
Elle reste cependant très loin, à ce jour, de remplacer les énergies fossiles.

 

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