Archive pour juin 2009

Les radicalités existentielles

Lundi 22 juin 2009

Les Radicalités existentielles

 

Il est vrai que pour des gens simples comme nous, le titre de ce bouquin fait plutôt peur. Lorsque j’ai vu l’objet sur l’étal du libraire, le titre et l’épaisseur du livre m’auraient habituellement fait fuir directement vers le rayon BD, histoire de   retrouver des lectures plus à ma portée, voir éplucher mes vieux Bleck le Roc, Akim Color ou Pifou- poche de 1968.

Et là, je ne saurais dire pourquoi, la magie s’est produite. J’ai pris le livre dont l’image de couverture offre un arbre magnifique, je ne pourrais dire lequel, sur fond de relief montagnard. J’ai tourné le livre afin de lire, sans grande excitation, le résumé de ce 6ème volume du philosophe « Michel Onfray » : « Contre histoire de la philosophie » intitulé « les radicalités existentielles »

La première ligne m’accroche de suite. Elle propose un changement, mieux, elle invite à la résistance à la « massification », à l’uniformisation de notre ère. Je ne pouvais pas trouver ouvrage plus opportun, et plus d’actualité que celui-ci.
Le deuxième paragraphe parle de Henry David Thoreau, philosophe américain du début du 19ème siècle connu par moi non par mon érudition limité en philosophie du nouveau monde, mais parce que ce personnage est l’un des protagoniste invisible  du magnifique  film de Sean Penn « 
Into the wild  ».(Avec Emile Hirsch).

Je ne serais pas un bon critique parce que je n’ai lu que le ¼ du bouquin qui doit évoquer tour à tour ce héros de l’austérité qu’est Thoreau, Schopenhauer et Stirner.

Mais cela dit, ce quart de lecture m’a entrainé dans un univers d’austérité, de recherche d’harmonie, de pureté, d’accomplissement, mais aussi de contradictions, d’incohérences. Il n’empêche qu’à ce jour, les  contradictions évoquées semblent faire visiblement moins de dégâts que celles générées par la recherche de propriété, la course à la possession, l’hyper consommation et la dépendance toujours plus forte au progrès et à la technologie.   

Les radicalités existentielles dans A bouquiner 04-onfray


 
Michel Onfray

Onfray nous raconte Thoreau comme Hubert Reeves nous fait comprendre l’espace, comme Picq nous parle de nous. Onfray éclaircit, débroussaille, humanise et enfin vulgarise la philosophie de Thoreau, qui tient à nous démontrer qu’il est dans la nature, avec la nature, que nous sommes la nature. A contrario, notre mode de développement nous veut les maîtres, ceux qui dirigent, ceux qui contrôlent la nature. C’est là que ça coince, et que ça coincera de plus en plus si nous persistons dans notre arrogance de pouvoir…

Ce débat est plus que jamais d’actualité

Qui fuis-je ? Ou cours-tu ? A quoi servons-nous ?

Jeudi 18 juin 2009

Qui fuis-je ? Ou cours-tu ? A quoi servons-nous ? dans A bouquiner Thomas4

Mr Thomas d’Ansembourg, ancien juriste, toujours belge, s’est reconverti dans la psychothérapie. Ce vilain monsieur essayerait de nous faire croire que nous, hommes et femmes du 21ème siècle vivant dans les sociétés occidentales industrialisées, et donc, par définition, presque au sommet de l’évolution, serions dans l’erreur à essayer de tout maitriser, de tout contrôler, d’être les meilleurs partout, tous le temps, et plus, si possible, pour les amateurs hyperactifs qui dorment 10 minutes par nuit. Il essaye de nous dire qu’il y a des choses qui ne vont pas dans notre société.

Mais pour qui se prend t’il ? Je vous le demande !

Il prétend, vous n’allez pas en croire vos yeux, qu’il est important de s’ennuyer parce que, soi disant, cela nous permettrait par exemple de nous retrouver par notre introspection, par la recherche de nous même. Ces psy, j’vous jure. Il irait même jusqu’à dire que la richesse résiderait dans l’être, et moins dans le faire !!! Vous vous rendez compte. Comme si, par exemple, lorsque le week end arrive, je me laissais aller à faire une sieste, à écouter le chant des oiseaux, à contempler le vent qui souffle dans les bambous ou autre inutilité du genre, alors qu’il y a tant de choses à faire pour…. pour quoi d’ailleurs ? Tiens mais oui c’est vrai ça, au fait ! Pour quoi faire, pourquoi nous agitons nous autant. Pourquoi faut t’il à tout prix que nous soyons les modèles de bibède qui n’ont pas une minute à eux, qui ont l’agenda rempli de tant de RV, d’activité, de choses toutes plus importantes les unes que les autres.
Pourquoi faut t’il que tout aille si vite. Pourquoi n’avons nous pas le droit de ne rien faire, sans passer pour autant pour un marginal, et de prendre le temps de penser à nous. Qui sommes nous ? Qui sommes nous vraiment. Je veux dire en dehors de l’homme ou de la femme qui a fondé un foyer, fait construire sa maison, sa piscine, son jardin, a un bon job qui fait de lui une personne « importante », chargé de travail… Qu’aimons nous, je veux dire en dehors de ce que nous guide notre hyper active et hyper rapide société. Qu’aimons nous vraiment, et qui aimerions nous être vraiment, en dehors du baroudeur que nous décrivons à la machine à café, qui a décidé de tout plaquer, de tout envoyer valdinguer, de « chier » sur la société, les contraintes, les obligations, les règles de conduite, et qui, le lundi d’après, se retrouve toujours à la machine à café, ainsi que tous les lundi jusqu’au dernier lundi qui précède le glas de l’activité professionnelle, la retraite…

Qui sommes nous pour passer finalement à côté de nous. Car nous le savons bien ,lorsque notre esprit se libère, lorsque nous avons le moment de grace, le moment de confiance, qui nous permet de lacher, de temps en temps, de décrire celui ou celle que nous aimerions être, mais qui nous fait finalement si peur.

Cet homme, donc, prône le lacher prise, le retour vers la simplicité, vers la flanerie, histoire, parfois, de nous ressourcer, pour mieux repartir, sereins, bien dans nos basques, vers du sens, du bon sens et de l’harmonie.

 Figurez vous que cet homme a également écrit  » Le bonheur n’est pas nécessairement confortable » Mais il est fou !!!!

Irez vous jeter un oeil vers cette folie ?

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Festival changement d’ère 6 juin Quinconces

Mardi 9 juin 2009

Festival changement d’ère 6 juin Quinconces dans Les interventions changere 

Quelques jeunes issus d’une école de commerce se sont mis dans la tête de réaliser un évènement qui permettrait aux citoyens que nous sommes de nous sensibiliser sur  les enjeux du développement durable, de nous renseigner sur les évolutions en cours, sur les actions solidaires, les derniers vélos électriques, les actions de Greenpeace, les idées de recyclage et une foule de choses intéressantes et capitales pour l’évolution de notre société.

Cette manifestation fit pourtant moins d’audience que le multiplex qui couronnait la victoire des girondins, de qui, finalement, notre avenir dépend nettement moins. Mais, me direz vous, il faut bien s’amuser.

Ces jeunes se lançaient donc courageusement dans l’organisation du « festival changement d’ère » qui ouvrait ses portes le vendredi 5 juin sur la place des Quinconces, pour tout le week-end.

Infoplanète  était conviée à la « fête » pour présenter son travail. Alors que dehors, une pluie battante faisait obstacle aux potentiels curieux, quelques 15 personnes paraissaient attentives au déroulement de notre projection commentée  lors de notre 10ème conférence (Un anniversaire en quelque sorte).

La veille au soir, Mr Arthus Bertrand offrait à une large frange de la population mondiale la possibilité de comprendre ce qu’il se passe sur cette foutue planète avec son film « Home ». Nous étions heureux de constater que la quasi-totalité  des messages que nous véhiculons au fil de nos interventions sont en parfaite cohérence avec ce magnifique reportage.

Si avec ça, nous n’avons pas encore compris que nous sommes en danger imminent de grave crise sociale mondiale, voire d’une troisième petite tuerie internationale, alors retournons voir les Girondins, l’OM, l’inauguration du lancement du prochain protège seins en corail de chez Yves St Laurent  ou l’ile de la tentation en attendant le glas qui ne manquera pas de sonner, soyons en certain.

Si nous avons compris cela, changeons maintenant.

Conférence à domicile chez Roger et Dominique Bret

Dimanche 7 juin 2009

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C’était la première conférence à domicile que l’asso co-organisait avec sa « famille d’accueil ».

Au cours de nos discussions avec Virginie Lannes, chargée de mission pour le développement durable à Blanquefort, il nous paraissait interessant de provoquer une situation qui permettrait aux habitants de la ville qui le souhaitaient, d’inviter des amis, connaissances, voisins ou famille, à passer une soirée qui permettrait à tout le monde de prendre le temps.

Prendre le temps de parler de D.D, prendre le temps de poser des questions, prendre le temps de s’étonner, d’être surpris, interpellé, prendre le temps de prendre en considération l’avenir du nouveau développement qui doit organiser rien de moins que notre civilisation humaine.
C’est la chaleureuse maison de Dominique et Roger qui accueillait cette première au cours de laquelle chacun, prévoyant sans doute d’y consacrer une bonne partie de la soirée, avait emmené des agapes que nous partagions tous au cours du débat qui suivit notre 9eme intervention.

Les échanges d’impressions, les questions sur le solaire, l’éolien, l’énergie, l’économie, l’effet de serre, l’immigration, l’intelligence humaine et ses limites furent nombreuses : les réponses parfois éclairantes, parfois troublantes, parfois aussi inexistantes…(Le sujet est tellement vaste).

C’était déja ça…

Merci encore pour la gentillesse et l’accueil de Dominique et Roger

A quand la prochaine ?