Archive pour mai 2009

Le solaire

Dimanche 10 mai 2009

Le solaire dans Approfondissons soleil

Si il y a une source d’énergie particulièrement prometteuse, c’est probablement celle ci, vu le potentiel extraordinaire qu’elle propose.

Le soleil émet, annuellement, une puissance énergétique vers la terre équivalente à 10.000 fois notre consommation d’énergie qui, pour partie sont renvoyés vers l’espace, utilisés pour assurer les cycles hydrologiques et les échanges climatiques. Elle restitue tout de même à la surface de notre planète 2500 fois notre consommation d’énergie mondiale .

Mais la prudence reste de mise même avec cette source d’énergie qui reste intermittente. Car, de la même façon que l’énergie éolienne à besoin de vent pour “faire son beurre”, l’énergie solaire a besoin de soleil. Et il est bien connu de nous tous que celui ci ne se manifeste que le jour, pas toute l’année avec la même intensité, pas avec la même intensite suivant les endroits.
Des calculs simplistes permettent de déterminer qu’il suffirait d’installer des panneaux solaires sur 5 % de la superficie des déserts pour produire toute l’énergie électrique planétaire. Ou encore, il suffirait, en France, toujours en théorie, de couvrir le côté sud de tous les toits en photovoltaïques pour fournir l’énergie électrique de notre pays (550 TW/h).

Mais en théorie aussi, il suffirait que le budget militaire quotidien mondial (plus d’1.5 milliard de dollar) soit affecté à l’aide au développement pour que disparaissent en quelques mois famine, malnutrition…

En réalité :
Si la technologie du solaire avance à pas de géant, il faut tout de même savoir qu’elle a un sacré chemin à parcourir. Car l’intermittence des énergies pose toujours le même problème de stockage.


L’energie solaire se trouve sous trois formes génériques :

Photovoltaïque : Produit de l’électricité. S’affirme comme l’énergie de l’avenir

imerysphotovoltaique dans Approfondissons

Thermique : Produit de l’électricité mais a vocation à conditionner la chaleur

 solairethermiqueprincipe

Thermodynamique : Utilise la concentration optique du rayonnement solaire, se trouve sous forme de centrales.

Cependant, il est bon de savoir que les réalisations, à notre stade technologique, restent encore couteuses.

 

L’avenir du solaire :

Aujourd’hui, les informations concernant la percée du solaire sont légion.

L’Espagne double sa puissance installée en 2007,

Le MIT découvre la “pierre philosophale” en un nouveau mode de stockage qui devrait décupler le solaire,

Le Japon explose et produit 255 MW de puissance installée faisant de lui le premier producteur mondial de solaire.

etc…

Mais voilà, les ordres de grandeurs de consommation des énergies fossiles sont tellement énormes que pour remplacer ces énergies peu coûteuses (charbon, pétrole et gaz) qui se sont affirmées, affinées et optimisées en respectivement 2 siècles, un siècle et 40 ans, il va falloir plus que des miracles pour faire exploser le solaire au dépend des énergies “poisons” en moins d’une décennie.

Ainsi, en prenant l’exemple du japon qui, en 2005, consommait l’équivalent de 2.500 TWatt de pétrole (pour ne parler que de lui) la geothermie et le solaire confondu produisaient un soixantiéme de cette seule énergie fossile, et un 110 ème des trois énergies confondues.

solaireschma

Quelle nation,  quelle force est capable aujourd’hui et en moins d’une décennie de multiplier ses ressources énergétiques par un facteur minima 50 , en perpétuant des modes de vie basée sur une surconsommation d’énergie, en encourageant une croissance permanente de plus en plus exigeante en ressources ?

Certes, la percée du solaire emmenera probablement de profondes mutations dans nos façons de fonctionner, et devrait faire prendre à cette source d’énergie d’importantes part de marchés dans un avenir moyen, mais il est une réalité incontournable :

Que l’énergie provienne du soleil, du nucléaire, du vent ou du concentré d’aile de mouche pilée au gingembre, si l’on continue à fabriquer des véhicules qui monopolisent 95 % de l’énergie pour déplacer rien que ce même véhicule, ou des écrans télé familiaux plus grand que des écrans de cinéma de quartier, il en faudra toujours plus.

En conclusion, la crise énergétique pourra être résolue d’un coté grace au développement technologique du solaire, en complément du développement d’autres énergies (éolienne, nucléaire…) mais surtout grace à de profonds et rapides changement de nos modes de vie, et essentiellement grace à de drastiques économies d’énergie… (Ne trouvez vous pas étrange par exemple qu’une personne fasse quelques 10 km en voiture pour aller dans une salle de gym et se retrouver à pédaler sur un vélo qui ne bouge pas, tout cela pour « se maintenir en forme », alors qu’il suffirait à cette personne de faire un aller et retour avec un simple vélo « qui roule » jusqu’a cet endroit, en économisant le prix de l’adhésion à la salle, le prix de l’essence, les emissions de GES, l’usure du véhicule… En terme d’économie d’energie et de coût, de réduction de pollution on doit pouvoir faire facilement mieux)

  embouteillage

Les mots barbares

Lundi 4 mai 2009

Cette rubrique est prévue pour vous aider à « tilter » sur certains termes, sigles ou références qui risqueraient vous laisser sur le bord du chemin.

Il parait pratiquement incontournable (nous a-t-on enseigné dans des cours de communication lorsque nous étions plutôt trentenaires), que si vous vous posez une question, il y a de fortes chances pour que vous ne soyez pas le seul. Alors cliquez sur la rubrique « contact » (menu à droite) et demandez (poliment), si votre « mot » peut figurer dans cette rubrique. La définition servira certainement à d’autres. (Et ce, dans la mesure où elle reste en rapport avec le sujet qui nous préoccupe, bien entendu. Inutile de nous demander d’inscrire la définition de GPS, GSM ou G du bon tabac…)

Club de Rome : Club fondé par Aurélio Peccei (administrateur de Fiat et Olivetti) et Alexander King, (haut fonctionnaire à l’OCDE) en 1968 pour prendre en considération l’évolution des civilisations humaines. Ils sont les commanditaires du « Rapport Meadows » rédigé en 1972 sous le nom de « The limits of growth ».

Effet de serre : Effet de réchauffement par l’action des infra rouges qui répartit une partie de la chaleur dans l’atmosphère et dans l’espace. L’effet de serre permet à la terre de maintenir, jusqu’à aujourd’hui, une température constante moyenne de 15 °.

FLO : Fairtrade Labelling Organisations (Label de contrôle de produits de commerces équitables, partenaire notamment de Max Havelaar).

FMI : Fond monétaire international.

FSC : Forest Stewardship Council (Label de protection des forêts).

GES : Gaz a effet de serre.

GIEC : Groupement intergouvernemental de l’évolution climatique.

Greenwashing: Stratégie utilisée par les entreprises pour donner une image écologique et de développement durable au public et potentiels clients, alors qu’au final, celle ci investit davantage dans la communication liée à ces valeurs que dans un réel programme d’action pour les promouvoir. L’écologie devient un pretexte et un déclencheur d’achat, et non une valeur vers laquelle s’ouvre l’entreprise

G8 : Groupe de discussion de 8 pays parmi les plus grandes puissances économiques mondiales composé des Etats Unis, du Japon, de l’Allemagne, du Royaume Uni, de la France, du Canada, de l’Italie et de la Russie.

Max Havelaar : C’est le nom d’un label de contrôle du marché de produits issus du commerce équitable. Il doit son origine au nom du héros d’un roman hollandais du 18eme siècle qui dénonce les abus de la colonisation hollandaise sur les populations autochtones indonésiennes.

OCDE : Organisation de coopération et de développement économiques.

ONU : Organisation des Nations Unies.

Rapport Brundtland : Doit son nom à Me Gro Harlem Brundtland, de nationalité norvégienne, respectivement ministre de l’environnement, 1er ministre, Président de l’Organisation Mondiale de la Santé, dont la mission fut de rédiger un rapport qui définit la politique à tenir pour tendre vers le développement durable. Ce rapport, remis au secrétaire général des nations unis en 1987, titré « Our common future » vulgarisa le concept et le nom « sustainable dévelopment » bizarrement traduit en français par « Développement durable », popularisé en 1992 au sommet de Rio.

Rapport Meadows : Rapport publié en 1972 à la demande du Club de Rome qui fait état des différentes menaces encourues par l’humanité en rapport à son mode de développement.

UNESCO : United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization.

UNICEF : United Nations International Children’s Emergency Fund.

Exigez le relevé bancaire numérique

Dimanche 3 mai 2009

 

Exigez le relevé bancaire numérique dans Changeons sans douleur relevebancaire

 

Avons nous idée aujourd’hui de la logistique mise en place par les banques pour transmettre à quelques 50 millions de français (à minima) leur(s) relevé(s) bancaire(s) mensuel.

Pouvons nous, grâce à un simple calcul, imaginer que 50 millions de lettres plus enveloppes représentent à minima la fabrication de plus de 10.000 tonnes de papier par an (et donc l’utilisation d’énergie, d’eau et de produits chimiques divers associés à cette fabrication).
Pouvons nous percevoir les centaines de milliers de km nécessaires à leur distribution qui pourraient être économisés (et donc la dépense d’énergie, la réduction de Gaz à effet de serre)  par une rationalisation de l’envoi par Internet.

Les compagnies téléphoniques, fournisseurs d’accès internet ont très vite compris l’économie financière réalisable sur cet aspect de transmission de facture, reléguant le papier au rang des tablettes d’argile de l’antiquité, avec, pour effet direct, la réduction de pratiques énergivores et “gaspillantes” en matière première, et la réduction de pollution liée aux transports.

Pouvons nous imaginer que chaque envoi, représentant 0.40 centimes d’euro, permettrait l’économie potentielle de plus de deux cents millions d’euro d’affranchissement, quelques dizaines de millions d’euros de frais de relevés et d’enveloppes.

De quoi  pour les banques se porter garant de nous restituer gratuitement les demandes de recherches lorsque nous en avons besoin

A titre indicatif, la loi impose aux banques de conserver l’historique des comptes de leurs clients pendant au moins dix ans. Ces informations peuplent les logitiels super sophistiqués des banques et peuvent être collectées très rapidement à la demande.
La loi impose aussi aux clients de garder leurs propres relevés de compte pendant la même période.
Question : Pourquoi ?

Pensez vous qu’il est raisonnable, aujourd’hui, d’accumuler des centaines de relevés bancaires papier (qui soit dit en passant, traversent la France avant de parvenir dans nos boîtes aux lettres) dans des cartons méticuleusement et certainement définivement fermés et rangés, alors que la technologie permet à chacun, possédant Internet, d’interroger en quelques secondes, la ligne comptable de l’opération qui traduit son achat par carte bleue, rose ou verte, de “l’équipe” son prélèvement de “Libé” ou sa note d’électricité du 23 aout 2003, à 11h45mn15s et 3/10ème (je sais, j’éxagère pour les 3/10è)

Pensez vous que votre engagement pour lutter contre ce gaspillage, (alors que nous avons eu l’intelligence de créer la technique pour nous affranchir de cette lourdeur) vaut le coût ?
Pensez vous que c’est moyen de vivre avec son temps et ses moyens ?
Alors si vous pensez cela, envoyez ce courrier type :

demande de relevé bancaire par mail.doc

à votre banque, et surtout, communiquez nous le résultat !