Ecolo café de Blanquefort au 8 et demi

J’ai rencontré Virgine Lannes pendant l’été 2008 pour proposer la présentation d’Infoplanète qui s’intitule désormais, et jusqu’à la prochaine idée, “Du B.B au D.D”.

Virginie est chargée de mission sur le développement durable, et notamment sur le projet “toute la ville se met sur son 21″, dans le cadre de l’agenda 21.
Nous avons établi ensemble un partenariat dont le but est de proposer à l’habitant un système de conférences à domicile avec questions et débats contradictoires en deuxième partie. L’intervention dure 1 heure et demi (le temps d’un film américain deuxième série).

Chaque personne intéressée doit prendre contact avec Virginie : virginie.lannes@ville-blanquefort.fr ou 05 56 95 50 73).

Ce soir, mardi 31 mars, je devais démarrer le partenariat avec un premier écolo café, au huit et demi, petit bar qui jouxte le cinéma Blanquefortais. Deux piliers de Medulinature (Toto et Cédric) étaient là en soutien “moral”.
Il me tardait de savoir ce qu’il se passerait car je décidais d’intégrer des paramètres nouveaux : le premier tentait d’expliquer les causes essentielles des écarts entre pays du Sud et ceux du Nord à travers les trois types de dominations à travers l’histoire : l’esclavagisme, le colonialisme et la mondialisation, d’une part, et le deuxième tentait d’introduire l’histoire du libéralisme, le constat de son inefficacité, l’illusoire “force des marchés” et son incohérence face à des ressources finies. 

C’était pour moi marcher sur un fil car je ne savais pas quel était le niveau d’information et de susceptibilité des personnes qui étaient là, et le sujet me semblait sensible et délicat. Comment expliquer à des hommes et à des femmes que nos arrières-arrières-arrières grands-parents ont étés pour certains des brutes sanguinaires qui considéraient les noirs, les jaunes, et toutes les autres couleurs que les leurs comme des sous êtres, leur ont fait subir les pires souffrances, et que ceci ne s’est toujours pas arrêté ? Comment faire comprendre que nos modes de consommations les plus innocents, au demeurant, ont des impacts redoutables sur la précarité de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants ? 

Cela me paraissait néanmoins indispensable pour introduire la nécessité, voire l’obligation sous peine de carnage prochain, de solidarité, de soutien et de partage envers nos populations démunies, et envers celles du Sud. 

La soirée se déroulait comme d’habitude, avec des intervenants intéressés, attentifs, curieux. Certains traduisaient leurs expériences personnelles (Amap, jardins solidaires, soutiens aux populations africaines) et enrichissaient le débat de nouvelles anecdotes. Le seul regret (qui est aussi un soutien à chaque séance) était de constater que le public était majoritairement un public rallié à cette cause. L’action principale d’Info planète étant de sensibiliser des personnes non encore initiées aux graves dangers qui menacent notre société, notre démocratie et par voie de conséquences nos libertés. 

Quelques propositions d’intervention à domicile, partenariat avec Planète Urgence, échanges de mails et encouragements multiples clôturaient cette soirée organisée par la ville de Blanquefort.    

C’était déjà ça !

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