Archive pour mars 2009

Ecolo café de Blanquefort au 8 et demi

Mardi 31 mars 2009

J’ai rencontré Virgine Lannes pendant l’été 2008 pour proposer la présentation d’Infoplanète qui s’intitule désormais, et jusqu’à la prochaine idée, “Du B.B au D.D”.

Virginie est chargée de mission sur le développement durable, et notamment sur le projet “toute la ville se met sur son 21″, dans le cadre de l’agenda 21.
Nous avons établi ensemble un partenariat dont le but est de proposer à l’habitant un système de conférences à domicile avec questions et débats contradictoires en deuxième partie. L’intervention dure 1 heure et demi (le temps d’un film américain deuxième série).

Chaque personne intéressée doit prendre contact avec Virginie : virginie.lannes@ville-blanquefort.fr ou 05 56 95 50 73).

Ce soir, mardi 31 mars, je devais démarrer le partenariat avec un premier écolo café, au huit et demi, petit bar qui jouxte le cinéma Blanquefortais. Deux piliers de Medulinature (Toto et Cédric) étaient là en soutien “moral”.
Il me tardait de savoir ce qu’il se passerait car je décidais d’intégrer des paramètres nouveaux : le premier tentait d’expliquer les causes essentielles des écarts entre pays du Sud et ceux du Nord à travers les trois types de dominations à travers l’histoire : l’esclavagisme, le colonialisme et la mondialisation, d’une part, et le deuxième tentait d’introduire l’histoire du libéralisme, le constat de son inefficacité, l’illusoire “force des marchés” et son incohérence face à des ressources finies. 

C’était pour moi marcher sur un fil car je ne savais pas quel était le niveau d’information et de susceptibilité des personnes qui étaient là, et le sujet me semblait sensible et délicat. Comment expliquer à des hommes et à des femmes que nos arrières-arrières-arrières grands-parents ont étés pour certains des brutes sanguinaires qui considéraient les noirs, les jaunes, et toutes les autres couleurs que les leurs comme des sous êtres, leur ont fait subir les pires souffrances, et que ceci ne s’est toujours pas arrêté ? Comment faire comprendre que nos modes de consommations les plus innocents, au demeurant, ont des impacts redoutables sur la précarité de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants ? 

Cela me paraissait néanmoins indispensable pour introduire la nécessité, voire l’obligation sous peine de carnage prochain, de solidarité, de soutien et de partage envers nos populations démunies, et envers celles du Sud. 

La soirée se déroulait comme d’habitude, avec des intervenants intéressés, attentifs, curieux. Certains traduisaient leurs expériences personnelles (Amap, jardins solidaires, soutiens aux populations africaines) et enrichissaient le débat de nouvelles anecdotes. Le seul regret (qui est aussi un soutien à chaque séance) était de constater que le public était majoritairement un public rallié à cette cause. L’action principale d’Info planète étant de sensibiliser des personnes non encore initiées aux graves dangers qui menacent notre société, notre démocratie et par voie de conséquences nos libertés. 

Quelques propositions d’intervention à domicile, partenariat avec Planète Urgence, échanges de mails et encouragements multiples clôturaient cette soirée organisée par la ville de Blanquefort.    

C’était déjà ça !

Chronique vietnamienne

Jeudi 26 mars 2009

Jean Michel est un pote qui a vécu au Vietnam, et qui y revient régulièrement. Il y est encore aujourd’hui. Voila ce qu’il nous en dit :

 

Le réveil du Dragon

4 h 30 du matin – Ho Chi Minh Ville (ex Saigon). Je ne dors plus, je tourne en rond… Sans doute la pleine lune.
J’enfile mon bas de kimono et un vieux débardeur, je sors de l’hôtel, direction le parc voisin, pour un entraînement matinal.
Tous ceux qui se lèvent tôt en Asie du Sud Est seront d’accord avec moi. Ici le lever du jour a quelque chose de magique, de surréaliste. J’y trouve une forme de tranquillité qu’on ne voit qu’ici.. L’énergie et la fraîcheur que j’y puise m’aideront à affronter la chaleur et les rugissements du Dragon aujourd’hui.
 
La rue est calme, en apparence. On est encore loin de la fourmilière de la journée. La moiteur de la veille a laissé la place à la fraîcheur relative. Il fait 25 °.
Le parc est déjà  bondé. Rare petit îlot de verdure résistant encore à l’invasion de l’immobilier spéculatif et de la construction anarchique. Le Dragon étend ses ailes au dessus de la métropole et veille sur plus de 10 millions d’âmes !
Je m’étire doucement, fait quelques mouvements de stretching suivis d’une gestuelle puisée dans mon programme Sekko. Tout en douceur, tout en souplesse. Pas question d’aller vite, il fait déjà trop chaud et je suis déjà en nage. Déjà le parc commence à bien se remplir. Les pratiquants de Tai Chi et de gymnastique sont fidèles au rendez vous. Comme tous les jours, depuis des décennies, les anciens perpétuent les mouvements lents et gracieux, symboles de leur longévité. Les jeunes préfèrent les activités plus branchées et plus speed : le badminton, le jogging, la muscu. Il y a même quelques groupes qui s’entraînent à enchaîner des pas de danse, au son d’un poste radio, véritable sono=2 0ambulante. Les générations se rencontrent, chacun  s’affaire. Mais pourquoi se lèvent-ils si tôt ? On ne dort donc jamais dans ce pays ? Pourquoi cette culture sportive inter générationnelle ?
Le régime coco sans doute ; l’éducation d’un peuple qui s’est forgé dans l’adversité et l’invasion. Depuis plus de 30 ans, les bombes ne pleuvent plus sur le Dragon. Il a retrouvé un peu la paix. Il est toujours prêt à la guerre…
Voilà déjà 1 heure que je récite mes gammes, à la vitesse du panda corse sous somnifère. Je ne me suis pas aperçu que mes mouvements ésotériques ont attiré quelques curieux autour de moi. Mais à quelle secte appartient-il, semblent-ils se dire ! Le Sekko n’est pas connu ici. Seuls quelques uns de mes intimes ont pu l’approcher. ..
 

Il est 5 h 30, le jour pointe timidement. Je me dirige vers le marchand ambulant du coin. Il fait le meilleur Hu Tiu du quartier. Je m’installe sur le tabouret et déguste ma soupe de nouilles, ses morceaux de porcs savoureux. J’ajoute une bonne ration de piment. Certains vietnamiens sont étonnés qu’un blanc mange aussi épicé qu’eux. Ils sourient et me regardent du coin de l’œil, attendant que je devienne écarlate à la première cuillère. J’encaisse, je déguste. C’est trop bon.
A coté de moi, les travailleuses de la nuit finissent leur tournée par une soupe bien méritée. Elles tentent un dernier baroud d’honneur avec moi. Pas vraiment de succès mais ça se passe avec le sourire. Quoi, ce mec parle viet ? Plus chanceuses, sans doute, des jeunes écolières en Ao Dai blanc sont juste à coté. Elles finissent leur soupe avant de partir, très dignes et élégantes sur leur vélo. Ici, l’école commence à 6h.
  
Le blanc de leur tenue traditionnelle ressort dans l’aube naissante. Elles peuvent aller à l’école, les autres vont se coucher. Blancheur, obscurité, pureté encore préservée, prostitution, pauvreté et richesse. Ici tout est simple et compliqué. Beaucoup d’interdits mais tout est possible. Plus je viens ici et moins je suis capable de donner une définition précise du pays.
Le Dragon n’est ni bon, ni mauvais. Il est tout en contrastes et en nuances.
Je fais quelques pas avant de rentrer prendre ma douche. Entraînement matinal et piment font leur effet. Je suis maintenant tout en nage. Les ruelles se sont remplies de marchands ambulants. Les étals sont pleins de fruits (mangue, fruits du dragon, ananas, lychees). La rue sent la viande grillée et les épices. Cireurs de chaussures, vendeurs de hamacs, lunettes de soleil, briquets, etc, arpentent déjà les rues. Un moine bouddhiste traverse la rue dans une vielle 2CV orange. Il a poussé la coquetterie à la peindre couleur safran, comme sa toge.
Je le regarde. Il s’arrête et me parle un anglais venu d’ailleurs. Je lui dis que j’ai la même voiture en France. Il veut que je monte avec lui pour aller prendre un café.
Vraiment fou, vraiment délirant.
 

6 h 30 du matin. La rue n’appartient plus au piéton. Les motos et les voitures commencent à sortir de la gueule du Dragon pour reprendre leur territoire.
Il commence à cracher ses flammes. Aujourd’hui sera fournaise…
Ca y est, le dragon s’est vraiment réveillé et commence à rugir.
En fait, il ne s’était pas vraiment endormi…

 

Allongée sur le sable

Jeudi 26 mars 2009

 

Ce texte a été écrit par Dominique Gentil. Je vous laisse découvrir son talent. Je défie quiconque de deviner l’issue de son récit avant la lecture des dernières lignes.

 

Le 12/11/2008

Quand je l’ai vu là, allongée calme et paisible sur le sable, je me suis dit qu’elle avait du voyager toute la nuit pour être aussi fatiguée. Mais quand j’ai vu qu’elle était nue sur le sable brûlant, je me suis dit que j’hallucinais. Elle dormait dans le soleil, les yeux mis clos, les bras en croix et si relâchée qu’un instant, j’ai envié son sommeil. 
Belle et déjà bronzée, elle semblait profiter depuis le matin des rayons. La lumière, déjà haute dans le ciel, était presque blanche, comme elle n’existe qu’ici. A cette saison, ce n’est pas seulement la veille qu’il fait chaud, c’est aussi la semaine, le mois et durant tout l’été. 
Putain que c’est beau sous ce soleil brûlant ! 

Comme beaucoup de Parisiens blafards, à la peau blanche et tendre, je m’étais rué à fond du périph jusqu’à la fin de l’autoroute à Trieste. Depuis, à travers la Bosnie, je trottais, cheminant tranquille à 60 à l’heure, la capote ouverte sur des routes qui se rétrécissaient et dont le bitume fondait en larges plaques. 
Comme un écolier, je suivais la côte. Voyageant à travers l’ex Yougoslavie jusqu’en Grèce, je rejoignais des amis qui avaient loué, comme ils le font depuis des années, une petite maison de pêcheurs au bord de l’Adriatique à Anfilloha. Dans la baie de Voidokilia, depuis les premiers Macédoniens, le temps est resté le même, figeant le bleu et le blanc de la mer comme la chaux des villages. 

En fait, j’ai presque eu la frousse en la voyant. Noire comme du charbon, miroir d’Isis ou déesse d’un autre continent, sa beauté emplissait toute la petite plage où je m’arrêtais pour me baigner avant de continuer ma route. Son aura se confondait avec le bleu du ciel et l’intensité de la mer. Malgré mes Rays Ban, le miroir argenté sur lequel je posais mes yeux fatigués et rougis était aveuglant. A part elle, son corps bronzé tranchant avec le sable, je ne vis rien d’autre. Rien d’autre que sa nudité, allongée, posée, lascive, comme dans un tableau. 
- Personne ne me croira quand je raconterai que j’ai vu une sirène ! A haute voix, stupéfait, je répétais à l’écho mon étonnement.- D’où peut bien venir une beauté si exceptionnelle ? Les femmes d’ici sont belles mais elles ne sont pas magnifiques.
Pourtant, en me garant là haut sur la corniche, je n’avais rien remarqué. Ni vélo ni voiture, ni traces d’empreintes non plus en descendant à travers le chemin. Au milieu des éboulis de pierres blanches et pointues, de ronces, de magnifiques roses trémières et de buissons d’aubépines, le sentier ressemblait plus à un chemin de chèvres qu’à un accès à la plage, même difficile. Dommage, ce n’était pas le genre de fleurs qu’on offre à une femme. 
Finalement, je me sentais un peu con, sur cette plage, seule avec cette femme. Mais une douce sensation d’inconnue, chaude et envoûtante commençait à me prendre. Etait ce le doux bruit des vagues, les couleurs matinales, ma profonde lassitude ou tout simplement une envie d’amour qui me faisait me rapprocher de ce corps si pur et si calme ? Pour la première fois depuis bien longtemps, je ressentais des frissons le long de mon dos, comme avant, avant que je ne reste tant d’années sans faire l’amour. Cette sensation que j’avais oubliée mais que je reconnaissais si facilement me piquait les yeux tout me laissant un goût de métal dans la bouche. Cette ligne brûlante qui me parcourait l’échine était pour moi le signe de la vie qui revenait. Grâce à elle que je ne connaissais pas, je sortais un instant de ma longue nuit sans étoile. 
A travers les rayons, je devinais son corps. Sculptural et ferme, sa nudité me sautait au visage, m’explosait de bonheur. Ses cheveux de geai étalés dans le sable lui donnaient une allure de sirène. Quelques perles de couleurs pendaient sur de longues tresses, éclatantes comme des billes ou des bonbons dragéifiés multicolores. D’autres étaient blanchies, un peu délavées par le sel, que, baigneuse impudique, elle ne rinçait sans doute plus. 

Tout dans son visage lumineux éclaboussait d’une espèce d’euphorie qui n’existe qu’après l’amour. Ses lèvres justes épaisses à recevoir et donner des baisers, criaient de volupté. Entrouverte, on distinguait de petites dents blanches étincelantes, de celles qui donnent envie d’être mordues. Ses seins, monticules aussi parfaits que pointus tendaient vers le ciel comme un appel à d’infinies caresses. Son ventre, plat et fin, posé entre deux hanches rondes et accueillantes appelait de profondes étreintes. 
Comment faisait elle pour rester impassible et souriante dans ce soleil ? A quel jeu s’amusait ma sirène pour ne pas bouger et se sentir si admirée et désirée ? 

Comme elle, je n’avais pas de serviette de plage. Je m’étais arrêté tant de fois que je la laissais dans la voiture, préférant attendre, nu au soleil. Il faut dire qu’ici plus qu’ailleurs, le sable est si fin s’y allonge et sèche en un clin d’œil.   
Des quelques pas qui me séparaient d’elle, j’eu peur qu’elle ne m’entende et riante d’un seul coup, campée sur ses coudes, éclate de rire. J’étais certain qu’à ce moment là, je me sentirais ridicule avec mes envies et mes illusions. 
Mais, silencieuse, toujours immobile, j’avais l’impression qu’elle me testait. 
Au loin, sur sa droite, je distinguais un petit village blanc, bâti à flanc de montage. Autour d’une petite chapelle orthodoxe, presque une maison de poupée, se blottissaient de rares maisons dont une cheminée fumait. Son toit bleu, se confondait avec le ciel, du linge coloré pendait sur le fil et une antenne difforme décorait le toit d’une autre.   
- Sans doute venait t’elle d’ici ? 
Cette possibilité me rassura sur la vie qui continuait autour de nous. Depuis que j’étais descendu sur la plage, j’avais l’impression d’être un intrus, un spectateur, presque un voyeur,  debout comme un con, au milieu d’une scène qui se tournait et à laquelle, je désirais participer. A présent, j’étais certain de ne pas briser l’harmonie de cet instant, la justesse du temps et du lieu, comme on le craint, parfois quand on rentre dans une église. 
Que pouvait bien faire cette jeune femme aussi magnifique dans cet endroit idyllique mais perdu quand on n’a, comme elle semblait n’avoir, que juste vingt ans ? 
Ici, dans cette terre d’émigration, le village et sa présence m’étonnaient assez peu puisqu’à son âge, quelque soit son origine, une pleine vie s’ouvrait devant elle. 

Je l’imaginais au milieu des siens, tendre et rieuse, parlant vite, toute en éclats de voix, dans une langue aux contours ronds et harmonieux. Avait elle des enfants, un mari, travaillait elle ? Comment avait elle meublée l’une des petites maisons qui pendaient là haut sur la colline ? Etait elle une bonne mère, douce et attentionnée ? Ces questions silencieuses ne devenaient possibles que dans le calme qui régnait ici et dans l’absence de mouvement de ses formes noires qui se mêlait au sable, si blanc et si pur.  Peut être rêvait elle de ses vacances, après des mois de sacrifices, de travail acharné et d’espérances à combler ? A moins qu’elle ne fût aussi seule que moi ?  Une mouette passant au dessus d’elle jeta un petit cri. Je me dis que je rêvais au milieu de nul part, comme elle, tournée vers d’autres ailleurs : là où il fait toujours chaud, où le soleil brille, où les nuits sont si courtes qu’on dirait des secondes volées à la lune, où l’amour est simple quand il est libre, où les instants de bonheur sont rapides mais tellement présents qu’on les respire, qu’on les sent, qu’on les cache, qu’on les économise, en prévision de quelque malheur, jusqu’au fond du cœur. 
L’appel de l’oiseau me fit sursauter perdu dans mon envie de me lover contre elle.  Rattrapé par cette vie qui passait au dessus de nous, je m’aperçu que j’étais à quelques mètres d’elle et que je risquais cette fois ci de vraiment la réveiller. Au fond, c’était une peu ce que je voulais. Juste pour voir, la respirer,la sentir jusqu’à m’enivrer de son parfum. A ce moment, chatte au soleil, elle fermerait les jambes qu’elle avait depuis le début légèrement entrouvertes.  Comme une statue de marbre, elle dormait toujours dans le soleil, tranquille, un peu de sable humide lui remplissait les narines, du sel collé à ses cheveux, lorsque je la touchais.  - Vous savez, me dira plus tard le policier à qui je racontais ma découverte, c’est tous les jours qu’on trouve des clandestins comme elle. Morte sans doute en tombant du bateau qui l’a transporté depuis la Libye. Et encore, ajouta t’il, celle-ci n’est pas encore trop gonflée, crevassée par l’eau et bouffée par les crabes ! 
Des centaines d’autres sont comme elle, eux aussi allongés, dormant dans le soleil après des années de souffrances et de privations, presque comme des vacanciers. Leur peau est tellement préparée à se dorer au soleil qu’ils n’ont ni parasol ni crème solaire.  Leur voyage s’arrête définitivement ici. 
Leur route n’est pas celle des vacances et le bruit qu’il supporte pendant des jours n’est pas celui de leur voiture mais celui du moteur d’un bateau surchargé et poussif, jusqu’à ce qu’un passeur, maquereau ou esclavagiste, ne les pousse à la mer pour ne pas se faire prendre.

Sud Ouest 21 mars 2009

Samedi 21 mars 2009

Sud Ouest 21 mars 2009 dans Les interventions 8819579 

Éric Cazenave : « je ne persuade pas les gens de se séparer de leur voiture mais je souhaite les intéresser à cette question». (PHOTO L.B.)

Quadragénaire, père de famille, une maison et employé dans une banque. Éric Cazenave n’a rien de l’homme prêt à prendre son bâton de pèlerin pour aller révolutionner les esprits de la terre entière. Pourtant sous ce crâne bien rempli, les idées bouillonnent. À tel point que le garçon ne peut plus se contenter de garder pour lui ses convictions.

Il vient de créer Info planète, une association repérée par la ville et qui va servir d’aiguilleur pour « contaminer » les habitants au développement durable. Dans quelques jours, il sera l’invité d’un écolo café (1). Sa mission : sensibiliser les participants aux questions de développement durable, bien au-delà de sa dimension environnementale à laquelle on réduit souvent cette notion.

Il ne se contentera pas de cette intervention et se propose d’aller au domicile des Blanquefortais pour animer des réunions type Tuppeware autour de ce thème. « Un moyen, selon Virginie Lannes, chargée de mission à la mairie, de toucher un public plus large. Les personnes qui le recevront dans leur salon pourront inviter amis, voisins, parents pour discuter, voire même opposer leurs arguments à Éric Cazenave. »

Conviction récente

Est-il néanmoins le plus crédible pour parler de ces questions avec le public ? le quadragénaire n’est ni scientifique, ni professionnel dans le domaine de l’environnement, ni même engagé politiquement. “je suis simplement un convaincu. Il ne fait pas agir dans cent ans, dans dix ans pour la planète, mais maintenant, tout de suite. La prise de conscience ne suffit pas, chacun doit adapter ses comportements.”

Un discours qu’il tient et défend en se référant à une documentation impressionnante. Marié à une vietnamienne, il reconnait que ses convictions sont récentes.”Grace à ma femme, j’ai pu m’immerger chez des habitants dans son pays, voir les contrastes avec notre société, racont t’il. Puis j’ai fait différents voyages qui m’ont bouleversé. Fort de cette expérience, j’ai voulu comprendre ces problèmes d’équité, me suis mis à beaucoup lire, suivre des conférences. Le développement durable est intimement lié aux questions de la disparité entre les pays riches et pauvres car il englobe aussi le développement économique et social.

« Questions cruciales »

Ne souhaitant pas rester au seul stade de la réflexion, il convainc la direction de la société où il travaille d’adhérer à un programme de Planète urgence, association qui propose aux entreprises des outils de développement durable. Il répond aussi favorablement à des demandes d’intervention devant des scolaires.

« Il y a cinq ans, quand je parlais on me prenait souvent pour un doux rêveur. Aujourd’hui les mentalités commencent à évoluer. » Et d’espérer que les habitants qui le recevront dans leur salon l’écouteront. « Je ne suis pas là pour les persuader d’abandonner leur voiture ou de ne plus utiliser d’emballages. Nous ne pouvons pas être exemplaires du jour au lendemain. Je suis surtout là pour les intéresser à ces questions cruciales pour notre avenir et leur montrer l’intérêt de changer nos comportements. »

Mardi 31 mars à 18 h 30 au Huit et demi. Pour inviter Éric Cazenave à débattre à son domicile (gratuit), contacter Virginie Lannes en mairie au 05 56 95 50 73.

Auteur : LAURIE BOSDECHER
l.bosdecher@sudouest.com

 

La haine de l’occident

Samedi 21 mars 2009

La haine de l'occident dans A bouquiner haineoccident 

jeanziegler2 dans A bouquinerQuel homme détestable, ce Jean Ziegler.

Lui qui a l’audace de remettre en question l’incontestable puissance de l’occident, son incontestable avancée technologique et sa bontée légendaire envers les pauvres gens du Sud. Lui qui baffoue les fondateurs des droits de l’homme (c’est pas rien tout de même…). Lui qui ose critiquer M Thomas Jefferson, pourtant co redacteur du traité de Philadelphie en 1776 sur les droits de l’homme, sous prétexte qu’à sa mort; il légua des centaines d’hectares et des centaines d’esclaves à ses héritiers. Lui qui ose critiquer notre bonne ville de Bordeaux sous prétexte que certaines de ses rues honorent encore des noms qui se sont enrichis grâce à la traite des “nègres”, lui qui prétend que Mr Sarkozy aurait dit dans un récent discours à Dakar “cette souffrance de l’homme noir, c’est la souffrance de tous les hommes” ou encore ”le drame de l’Afrique, c’est que l’homme (africain) n’est pas encore assez rentré dans l’histoire – jamais l’homme (africain) ne s’élance dans l’avenir – jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin”. Trève de plaisanteries.

Ce livre raconte quelques siècles d’hégémonie occidentale sur le reste des peuples de la planète, et comment les structures économiques décideuses épongent les ressources des pays pauvres au profit de nos modes de vies et de l’enrichissement de certains oligarches, latifundiaires, oustachis, anciens nazis et futurs extrémistes.Il invoque l’urgence de nos prises de conscience sur les horreurs que certains de nos ancètres avides de richesse et de pouvoir ont fait subir aux peuples dits “primitifs”, sur l’inconséquence et l’arrogance des politiques économiques (FMI, Banque mondiale, OMC…) actuelles des décideurs occidentaux à l’égard des pays du Sud, et la nécessité d’entamer un long processus d’échange véritablement équitable, d’une solidarité sans faille avec ces civilisations baffouées et ignorées. Il sera à ce propos de plus en plus compliqué d’aller chez eux en promenade, en short à fleur, tongues et appareil numérique en bandoullière pour les vacances de pâques. Car si ces hommes et ces femmes apprennent un jour, et il l’apprennent de jour en jour, que leurs enfants meurent de faim parce que leurs terres arrables sont consacrées essentiellement à la production de café (2eme produit le plus exporté au monde après le pétrole), de thé, de chocolat (pour nos petits déjeuners), de coton (pour nos textiles et ceux des chinois et des indiens), et d’agro carburant pour faire faire broum broum à nos voitures (358 kg de blé produisent un plein d’éthanol ou un repas de base quotidien pour un enfant pendant un an), il se peut qu’ils ne le prennent pas très bien et n’aient pas très envie de sourire quand on voudra les prendre en photo pour raconter leur misère à nos copains qui nous inviteront a une barbecue party pour inaugurer leur nouvelle piscine bordée de teck ou d’ipé.

Jean Ziegler nous parle du risque de conflit imminent, des projets de l’OTAN de balancer quelques bombes tactiques sur les peuples qui ne se “soumettraient” pas à la démocratie, et de ceux non moins excitant, des terroristes sans foi ni loi pour qui la seule position possible est devenu la pose de quelques petites bombinettes atomiques artisanales, par ci par là, histoire de ne pas sombrer dans la monotonie.

Le consensus, le dialogue, le pardon, la solidarité, le partage… Voici quelques pistes à ne pas négliger, tant qu’il est encore peut être temps. Vidéo de présentation du livre

La biomasse

Mardi 10 mars 2009

 

La biomasse dans Approfondissons pasorapafeu22

 

Elle est la source d’énergie la plus ancienne utilisée par l’homme. (500.000 ans, avec la maîtrise du feu).

Grâce a cela, l’homme a pu cuire ses aliments, ce qui aurait généré, dit-on, une meilleure assimilation par l’organisme, et donc un terrain favorable pour le développement de l’intelligence. (Note de l’auteur : En gros, c’est grâce au feu si on a été assez intelligent pour fabriquer et utiliser d’autres énergies qui nous détruisent).

Il s’agit de toute matière organique, végétale ou issue des êtres vivants. Le bois, ses résidus, les déchets agricoles et agro-alimentaires, une partie des déchets ménagers, des boues de stations d’épuration… 

La biomasse représente environ le dixième de l’énergie primaire mondiale (rapport 2005 de l’AIE ), pourtant utilisée par 2 milliards et demi d’habitants, et en dehors des circuits commerciaux. Elle s’adresse aux populations les plus pauvres. Curieusement, alors que les pays industrialisés évoquent le développement durable, ceux ci n’utilisent en fait qu’une petite partie de cette énergie “durable”. La biomasse tire son origine de la photosynthèse.


 

La photosynthèse :

photosynth2 dans Approfondissons 

C’est elle, en parti, qui régit les équilibres gazeux. La plante absorbe, grace a ses feuilles, le gaz carbonique présent dans l’atmosphère, et, grace à la lumière du soleil, et avec un apport d’eau (c’est d’ailleurs pour cela qu’il faut arroser les légumes du potager familial), fabrique des sucres et l’oxygène qui permet la respiration des êtres vivants.

Lumière du soleil (énergie) + gaz carbonique ( CO2 ) + Eau (H2O) => Methanal (Sucre CH2O) + Oxygène (O2)

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boisdechauffage1

Le bois : 

En 2002, 23 % des maisons individuelles françaises utilisaient le bois comme moyen de chauffage (Énergies Alternatives : 2007)Dans les pays pauvres , elle est la principale source d’énergie utilisée pour le chauffage et la cuisson des aliments. Ainsi, les besoins primaires des habitants de ces pays contribuent à une forte pression sur l’environnement en terme de déforestation, diminuant par la même occasion l’absorbtion de gaz carbonique et augmentant le potentiel d’émission de G.E.S (Gaz à effet de serre).La gestion durable des forêts françaises permet l’utilisation de cette source d’énergie comme chauffage. La combustion entraine une emission de gaz carbonique neutre puisque équivalente à celle absorbée pour sa croissance. 

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Les bio-carburants :

Il existe trois grandes familles de bio-carburants obtenus à partir : 

> De cultures oléagineuses (tournesol, colza) (Utilisé après pressurage et filtration sans modification du moteur) 

> De cultures qui donnent du sucre et de l’amidon (betteraves, canne à sucre, blé) le moteur doit être modifié 

> Du méthane contenu dans le bio-gaz (issu de la fermentation des déchets organiques sans oxygène) 

Les contraintes des bio-carburants : 

> Un calcul de coin de table permet d’établir que si la surface arable disponible sur terre (15 millions de km2) était uniquement consacrée à la culture de bio-carburants, le résultat de cette production permettrait d’assurer 40 % de la consommation actuelle de carburants (en nous arrêtant bien entendu de manger) 

> La surenchère des bio carburants provoque un effet déplorable sur le prix des denrées alimentaires de bases, (blé, canne à sucre, huile de palme) puisque l’utilisation de ces cultures pour la fabrication de carburant fait monter le prix des denrées alimentaires leur correspondant, provoquant des crises graves dans des pays déja tourmentés par la malnutrition.

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Manifestation à Port-au-Prince, les 7 et 8 avril 2008, contre le coût de la vie
(Photos: Thony Belizaire/AFP/Getty)

La fabrication des agro carburants nécessite de l’énergie, nécessaire à son transport, à la fabrication de l’engrais, au processus de transformation. L’utilisation massive d’intrants et d’eau pour ce genre de culture représente un frein pour la préservation de l’environnement.

 

biomasse7 

Pourquoi c’est « mal » de manger du thon rouge ?

Mardi 10 mars 2009

La réponse peut prendre des orientations différentes, suivant la façon dont elle est présentée :

Pourquoi c'est

 

Pourquoi y aurait t’il du “mal” à se faire plaisir, et s’empécher de déguster une bonne tranche autour d’un barbecue, entre amis, le dimanche après l’apéro.

grilladethonrouge dans Les questions qu'on se pose

 

Parce que si l’on continue à en manger trop, disent certains, ce qui est cyniquement appelé “le stock” de thon rouge risque de diminuer au dessous d’un seuil critique qui ne permettrait pas le renouvellement de l’espèce.
La conclusion pourrait être,  à terme, finies les grillades de steak de thon entre amis, après l’apéro.

 

 

L’union européenne, les ONG de protection de l’espèce et les syndicats de pécheurs de thon rouge se livrent aujourd’hui des batailles homériques pour tenter de fixer des quotas insatisfaisants pour toutes les parties. Il est important également de préciser que, de toute manière, les quotas ne sont pratiquement jamais respectés car il existe un taux de pèche illégale colossal. (30 % d’après le WWF)

Quoi qu’il en soit, chers amis membres du collectif du “pour” ou du “contre” le thon rouge en grillade, il est une réalité incontournable.
La disparition d’une espèce quelle qu’elle soit crée inévitablement une rupture de la chaîne alimentaire et irrémédiablement une nouvelle recherche d’équilibre de cette même biodiversité.
La disparition d’une espèce supprime sa prédation et du même coup favorise un surdéveloppement des espèces “chassées” et donc potentiellement une surprédation sur d’autres espèces qui, a leur peuvent être menacées de disparition, etc…

Le fait que le thon rouge disparaisse de la circulation terrestre aura certainement sur les flux magnétiques de la galaxie d’Andromède, autant d’impact que la dernière histoire d’amour de mon arrière grand mère en a eu sur les choix de Bernadette Chirac quand elle a changé la tapisserie du salon de son chateau corrézien. D’autres espèces ont disparues avant l’homme, et disparaitront après lui. Mais ce dernier à peut être intérêt à mesurer au plus vite l’impact de sa prédation, et la fragilité de l’équilibre de la bidoversité.

L’exemple phare du danger d’un tel déséquilibre fut traduit par Mr Einstein, il y a quelques années. Sa théorie prévoyait :

Si les abeilles disparaissent de la surface de la terre, l’homme n’aura plus que 4 ans à vivre (Cette projection évoque la disparition de la polinisation, et donc de l’impossibilité pour certaines plantes de se reproduire, et donc, l’impossibilité pour les herbivores de se nourrir, etc …)

Il peut être également édifiant de consulter l’article de Bernard Cadiou qui décrit un parfait déséquilibre de cette même biodiversité traduit par le comportement des oiseaux. Il est très instructif de voir, au demeurant à partir d’un anodin déplacement de planctons, l’impact en cascade sur les populations animales.

 

Discussion entre amis : Pourquoi l’Arctique ne doit plus s’appeler l’Arctique ?

Mardi 10 mars 2009

 

Pour la bonne et simple raison qu’Arctos, en grec, s’ignifie “l’Ours”,

 Discussion entre amis : Pourquoi l'Arctique ne doit plus s'appeler l'Arctique ? dans Les questions qu'on se pose ourspolaire

(à l’opposé d’Antarcticos : Sans ours, qui définit le pôle sud ou il n’y a pas d’ours).

L‘étonnante intelligence de l’homme a fait qu’il est en train de faire fondre les dernières plaques de glace sur lesquelles les “derniers” ours polaires font du patinage à glace avant d’aller se noyer, et disparaitre.
Ainsi, il y aura deux Antarctiques. Les boussolles vont marcher sur la tête, les ours au paradis des banquises, et les russes vont trouver du pétrole, pendant que nous irons faire le plein chez Total en jurant nos grands Dieu que le carburant est toujours trop cher…

arctique dans Les questions qu'on se pose

 

Et à ce propos, je ne résiste pas à l’envie de vous faire part d’une discussion privée avec un ami comme il en existe des milliards, quotidiennement, qui circulent sur les milliers de réseaux téléphoniques du monde.

Celle-ci vous interessera peut-être, elle parle de nous et de vous.

Aujourd’hui, Jean me laisse un message sur le téléphone. Eric, bla bla, ton répondeur… les blagues habituelles…blabla… une plus belle voix que toi…blabla…j’ai vu un reportage qui m’a fait tomber de cul… (oui, je sais, c’est pas poli, mais c’est comme ça que nous nous parlons, on a pas été élevés à Neuilly)

Je rappelle Jean blabla, j’ai pas que ça à faire blabla… j’ai un métier, …les blagues habituelles…blabla (diversion car lorsque nous parlons de ce sujet, nous y passons beaucoup de temps)

Jean : J’ai vu un reportage sur la nouvelle guerre “froide” Tu vas pas le croire. La Russie, le Canada, les Etats Unis et la Norvège sont en train de batailler pour savoir qui va être propriétaire du Pôle Nord qui est en train de dégeler.
Ils pensent qu’à cet endroit se trouvent 25 % des réserves pétrolières mondiales. J’en croie pas mes oreilles. Ils en ont rien à secouer du développement durable. Tout ça c’est du flanc. Ils pensent qu’à un truc, c’est s’en mettre plein les fouilles, attendre que la moitié de la planète se soit entretuée, et ils feront repartir une nouvelle économie sur de nouvelles bases avec les poches pleines.
Eric : Mais ça peut pas marcher Jean ! On est en train de bouffer toutes les ressources, les gaz a effet de serre sont en train de faire des dégats qu’ils imaginent même pas.
Jean : Mais bien sur qu’ils sont au courant de tout ça. Tu les prends pour des naïfs. Mais ils en ont rien à foutre. Ils vont alimenter des guerres, se protéger contre quelques intempéries, et ils continueront à gouverner le temps que ca durera.
Eric : Mais non, Jean, ils n’imaginent pas l’étendu des désastres. Les réserves d’eau s’épuisent à vitesse grand V, les cataclysmes s’annoncent de plus en plus menaçants dans la décénnie à venir. La secheresse va avoir des répercutions dramatiques sur la production agricole, ca va être une catastrophe. Avec quoi ils vont s’enrichir si toute la civilisation s’effondre.
Jean : Mais t’es naïf Eric, ils en ont rien à foutre, ils vont en profiter le temps que ça durera, se fabriquer des abris avec des tunnels, des provisions pour laisser passer l’orage, et puis c’est marre. Alors tu comprends, moi je lache du lest. je vais pas aller gacher mon énergie pour un combat perdu d’avance. Ils sont trop cons, ça sera trop dur…
Eric : Tu dayes”, il va falloir que je me trouve un autre trésorier pour l’association et pour gérer les fortunes qu’on a accumulées sur le compte
Jean : Ha ha ha
Eric : Tu me fous le blues avec ton discours. Du coup, je sais pas si je vais pas annuler la présentation du 30 octobre.
Jean : Si, Il faut la faire !
Eric : Avec le discours que tu me tiens, ça servira a quoi ?
Jean : Ca servira à éveiller les consciences, et même si ça fait pas beaucoup, ça sera déja ça, on sait jamais.

Alors finalement, que les Russes, les Canadiens ou les USAiens se tiraillent les réserves de “Oil”, ça ne nous empêchera pas de faire notre présentation.

Le plan B

Lundi 9 mars 2009

Le plan B dans A bouquiner leplanb

lesterbrownth01 dans A bouquiner 

Monsieur Lester Brown ne semble pas très connu du grand public. Il fait pourtant parti de ces hommes qui ont consacré une partie de leur vie à alerter les pouvoirs publics sur les différents scénarii qui pourraient voir le jour dans les années qui viennent.

Il décrit parfaitement cela dans le plan B, consacré à la description, dans les 7 premiers chapitres, des différentes ”tracasseries” qui ont déja commencées à nous faire poser des questions (pour les plus chanceux) et à en faire mourir d’autres. Il évoque les différentes pénuries qui commencent à se faire jour,l’imminente menace alimentaire, les menaces climatiques, terroristes liées à la pauvreté. Il ne fait pas bon s’arréter à la fin de ces chapitres qui brossent un portrait peu engageant de notre situation et de notre avenir a tres court terme. Il est en revanche salutaire de lire les 8 chapitres qui suivent, consacrés à la description de multiples solutions, pour certaines dejà mises en oeuvre, et évoque l’implication quasi immédiate de chacun d’entre nous dans cette nouvelle “guerre” pour la sauvegarde de notre espèce

A lire pour mieux comprendre les enjeux, les risques encourus et les lignes d’espoir à suivre.
Encore une petite chance…