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Archive pour février 2009

Hoa Zen : Entreprise engagée dans le développement durable

Lundi 23 février 2009

 

Jean Michel est un ami de 20 ans. Il a quitté la France pour épouser le Vietnam pendant quelques années. De son expérience, il a tiré ceci (Je  lui laisse la parole) :

Le 26 Janvier 2009, nous sommes rentrés, selon l’horoscope chinois, dans l’année du buffle. C’est cette date symbolique qui a été retenue pour annoncer la naissance de HOA Zen.

Hoa Zen : Entreprise engagée dans le développement durable logohoazen

 

HOA ZEN est une petite entreprise individuelle créée à Bordeaux et orientée vers le commerce solidaire. On entend par là que l’activité commerciale de HOA ZEN est intimement liée à une cause humaniste et à un combat : la lutte contre l’exploitation sexuelle en Asie du Sud Est.   

Hoa Zen se fixe 3 axes de réflexion :

> Le cœur de métier de Hoa Zen est de proposer aux pratiquants d’Arts martiaux des produits de qualité à des prix compétitifs et fabriqués dans des conditions respectueuses de l’être humain. Ce qui n’est pas la priorité de certaines firmes fabriquant à grandes échelles dans les pays émergents ! Les non pratiquants ne sont pas oubliés puisqu’une ligne de vêtements loisir leur est proposée.

> Associer les acheteurs à une cause noble et solidaire. Toutes les commandes procurent du travail à d’anciennes victimes du trafic sexuel et leur permet ainsi de se réinsérer dignement à travers une formation solide et un emploi stable.

> Hoa Zen s’implique dans le combat mené par son partenaire au Vietnam en reversant une partie de son CA sur les ventes de tenues.

 

Quelques mots sur Fair Fashion, partenaire de HOA ZEN au Vietnam… L’ONG française Fair Fashion Vietnam est un atelier de couture installé à Ho Chi Minh Ville. Il est membre du réseau Alliance Anti Trafic qui, avec l’ONG AFESIP (agir pour les femmes en situation précaire), luttent efficacement depuis 1996 contre les causes et les conséquences de l’exploitation sexuelle et de la traite des femmes et des enfants en Asie du Sud Est.

 

Quelques mots sur les conditions de travail…. 

> Chez nous, pas de production industrielle ! Les tenues sont toutes conçues de façon artisanale par des couturières professionnelles, formées et encadrées.

 

> Un double contrôle Qualité est effectué à toutes les étapes par des professionnelles de la couture ainsi que par votre serviteur.

 

> Je me déplace deux ou trois fois par an à Saigon.

 

> 44 heures de travail hebdomadaire alors que la durée moyenne dans la profession varie de 70 à 80 heures par semaine !

 

> Un salaire largement supérieur à la moyenne dans la profession (équivalent à 85 euros ) alors qu’une couturière touchera dans la boutique de la rue moins de 25 Euros par mois, dans des conditions largement inférieures !

 

> La prise en charge des repas du midi par l’ONG

 

> Un espace vital de travail agréable (15 personnes pour 250 m2)

 

> Ici, pas d’enfants au travail

 

> La certitude de toujours trouver un interlocuteur humain pour vous répondre 

    

En créant HOA ZEN, je vous propose ainsi de ne pas payer plus cher (voire moins cher) d’acheter mieux, sain, utile et solidaire.   

Merci de votre support, merci de vos visites sur le site et merci de communiquer autour de vous   

  Bonne année du buffle 

  Jean Michel Mondory – Fondateur Hoa Zen 

www.fairfashionvn.org

Quelles sont les origines du développement durable ?

Jeudi 5 février 2009

Quelles sont les origines du développement durable ? dans Les questions qu'on se pose groharlem

Gro Harlem Brundtland

 

L’origine :

En 1982, M Javier Perez de Cuellar, secrétaire général des nations unis rencontre Me Gro Harlem Brundtland à la machine à café. (La version de la machine à café est tout à fait personnelle, et n’a jamais été vérifiée, le reste oui)

Me Brundtland, tour à tour ministre de l’environnement, 1er ministre de Norvège, président de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se voit confier la délicate mission de faire un rapport sur l’état socio, économico- environnemental du monde, et de réaliser des propositions pour tenter de rétablir un équilibre déjà fragilisé par les gestions incomplètes des dirigeants politiques, institutions financières et économiques internationales, par les déséquilibres géopolitiques de certains pays, la pression sur l’environnement et le réchauffement climatique (déjà).

Me Brundtland s’entoure d’une équipe de spécialistes dans les multiples domaines qu’exige cette tâche et conduit pendant 5 ans le travail colossal de collecte, d’analyse de données, de projections et de propositions d’une nouvelle économie et nouvelle organisation mondiale ayant pour nom : Développement Durable et pour dicton :

Un développement qui répond aux besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

La phrase type qui accompagne généralement les conférences ou guides du développement durable est celle ci : “Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants”.
Il est amusant de constater que la paternité de cette phrase est attribuée tantôt à Cheaf Seattle, illustre chef indien de la tribu des Suquamish, tantôt à Antoine de St Exupéry, parfois même à Léopold Sedar Senghor.Elle est quoiqu’il en soit d’actualité.

 

Le principe :

Ce concept ne conçoit plus l’économie mondiale sans intégrer au cœur de ses préoccupations l’homme et la protection de l’environnement, sans qui rien n’est plus possible, puisqu’il est notre premier et unique fournisseur de matières premières et de ressources qui permettent la vie et le renouvellement de toute la biodiversité.

509226622215 dans Les questions qu'on se pose

Ce rapport, également appelé “Rapport Brundtland “ titré “Our Common futur” (Notre avenir à tous) est remis en avril 1987 au secrétaire général de l’ONU.

Il est porté et popularisé au sommet de la Terre à Rio en 1992. Le concept de « développement durable” est vulgarisé à partir de cette date. Il est le déclencheur de l’Agenda 21, programme d’action du 21ème siècle dont l’objectif est de déclencher des opérations concrètes allant dans le sens d’un nouveau développement.

Pour le territoire français, les missions de l’agenda 21 sont dévoyées aux mairies et conseils régionaux.
Pour avoir pianoté quelques touches AGENDA 21 sur internet sur un paquet de communes en 2005, je peux vous affirmer que le sujet était loin d’être présent sur les sites officiels des hôtels de ville. Aujourd’hui, quelle municipalité n’a pas son totem informatique coloré, teinté, imagé de toutes les actions possibles et inimaginables (AMAP,  distribution de composteurs, création de sentiers pédestres, journées sans voitures, débats citoyens, recyclages des déchets, etc …) Un espoir …

Remarques :
Il est étonnant de constater qu’il aura fallut à peu près 20 ans pour que ce terme et l’avenir qu’il projette parviennent au devant de la scène populaire internationale. (Qui d’entre nous prononçait le terme de D.D en 2005) ?
Il est également étonnant de constater que la traduction française de développement durable omet la notion de « soutien » pourtant essentielle dans ce concept qui apparaissait dans le nom anglais originel « Sustainable development » et qui induisait cette notion de solidarité bien décrite dans le rapport de Me Brundtland et définie comme indispensable à la réussite de ce nèo-développement.

Lecture du rapport :
Titré également « Our common future » ce rapport de plus de deux cents pages est loin de susciter l’émotion déclenchée par le chefs d’œuvres de M Suskind ou de M Steinbeck. Cela dit, ça n’est pas non plus ce qu’on attend de lui…
En revanche, c’est une extraordinaire mise en condition et une mine d’informations (qu’il est bon d’actualiser parfois) pour qui s’intéresse à ce sujet d’une richesse illimitée qui traite de l’état et de l’avenir de notre civilisation au cœur d’une planète meurtrie. Loin d’être politiquement correct, il remet en cause les insitutions internationales actuelles et propose des redistributions des rôles, une gestion communautaire mondiale des ressources…
La traduction française du rapport, présente sur wikipédia, donne une multitude d’informations d’une grande clarté qui permet au commun des mortels de mieux appréhender les complexités de notre monde, et de mieux savoir quels dangers menaces notre espèce. Qu’espérer de plus que de connaître les maux qui nous accablent afin de nous permettre de mieux les combattre.

Le prix du pétrole doit-il augmenter ? beaucoup, et vite ?

Mardi 3 février 2009

Le prix du pétrole doit-il augmenter ? beaucoup, et vite ? dans Les questions qu'on se pose essence

Ce que tout le monde sait :

Aujourd’hui, tout le monde sait que l’utilisation des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) menace fortement l’équilibre climatique de la planète, donc, tout le monde sait que pour diminuer la diffusion de gaz à effet de serre issus de la combustion de ces énergies, il faut moins rouler, ou rouler différemment, prendre les transports en commun, consommer local, économiser l’énergie, etc.…

 

Le constat :

 embouteillage dans Les questions qu'on se pose

Prenez vous le périphérique, le matin, en semaine pour aller travailler ? Combien voyez-vous de deux roues ?

moineaudommaleTrouvez-vous que les rues de nos villes sont remplies de vélos qui circulent dans un silence permettant d’ouïr le plus discret chuchotement de piaillement d’un prématuré nouveau né moineau atteint d’une extinction de voix, le tout dans un air parfaitement pur et limpide ?

 

Quelles peuvent être, à votre avis, les mesures qui vont nous permettre de nous passer davantage de nos véhicules , ou, formulé différemment, pourquoi, étant conscients des enjeux, poursuivons nous cette course folle.

Nous voyons plusieurs raisons à cela :

> On va attendre d’y être obligé, le gouvernement va trouver quelque chose :
Pour faire diminuer le nombre de morts sur la route, il y a eu des lois qui ont imposé une limitation de vitesse. Mais ces lois en vigueur pendant des décennies, n’ont pas fait diminuer la vitesse sur les routes, ni le nombre de morts. (Cela n’est pas si grave, finalement, tant qu’on n’est pas mort)
Et puis il y a eu les radars. En quelques mois, le nombre de morts, accidentés de la route diminuait dans des proportions considérables…>

> L’inconscience, ou l’aveuglement “illusoire”
Ainsi que l’image très justement Mr Jancovici : Lorsqu’un bus lancé à une vitesse de 100 km/h dans le brouillard se trouve à 10 mètres d’un mur de pierre, à ce moment précis, tous les occupants du bus sont en parfaite santé.Il en est de même pour les émissions de gaz à effet de serre. Tant que nous ne voyons pas le danger immédiat, nous ne voyons pas réellement pourquoi nous aurions intérêt à changer nos modes de fonctionnement.

> Plus insidieux, les médias :
Avez vous eu la chance de voir, à une heure de grande audience, dernièrement sur le petit écran (qui devient, à ce propos, de plus en plus grand au fur et à mesure que vont croissants nos besoins d’économie d’énergie) la magnifique publicité du groupe Total, la deuxième multinationale qui nous veut du bien (après Monsanto).Celle ci, sur fond de décors “ville nouvelle” avec les petits bonhommes propres qui marchent en souriant dans les rues de la ville ultra moderne, ultra paisible, ultra le top du top (il ne manque que les petits lapins bleus de Walt Disney),  nous invite à continuer à consommer bien sagement (c’est à dire bien excessivement) de tout, nous assurant que le développement durable et la croissance vont de pair (Youpi, je suis rassuré), et nous assurant également, qu’il n’y a pas de quoi s’en faire puisque leurs ingénieurs continuent à chercher des énergies fossiles, d’une part, “presque” à en trouver d’autre part, sans pour autant négliger la recherche sur le renouvelable. (Histoire de dire qu’on fait quand même du D.D chez nous)

Stratégiquement, pour semer le trouble dans les esprits, il est difficile de faire mieux.

Autrement dit :

“On sait bien sur qu’il faut cesser d’utiliser du pétrole, mais on continue à en chercher, pour vous rassurer, au cas où vous n’auriez pas bien compris.
Bonne soirée, vous pouvez continuer à regarder la télé.”

Essence plus chère :

Une hausse du prix du carburant présenterait l’avantage immédiat de diminuer, par contrainte financière certes, l’utilisation de nos véhicules, et donc la consommation de pétrole, et donc l’émission de gaz à effet de serre, et donc retarderait, ou atténuerait les impacts climatiques, et donc nous laisserait une chance de pouvoir organiser de nouvelles façons de vivre.

En revanche, une hausse du prix du carburant conséquente aurait pour effets rapides des mouvements de grève, une hausse du prix des denrées, des produits manufacturés, des services, une baisse du pouvoir d’achat, une récession sociale quasi inéluctable avec des crises incontournables dans plusieurs secteurs d’activité et des moments à venir pas franchement rigolos, nous le concevons.

Le dilemme :

Fermer les vrais yeux, profiter du “bon air”, de la plage, du jet ski et des J.O de pékin ou des 2 prochaines coupes du monde de foot sur écran plasma pendant encore une décennie, et se réveiller dans 10, 15, 20 ans au milieu d’un chaos indescriptible fait de crises sociales, de famines, d’invasion de réfugiés climatiques, de pandémies, d’inondations, …
ou plutôt les ouvrir aujourd’hui pour réfléchir, organiser, optimiser, rationnaliser les énergies, les ressources, les déplacements et construire un avenir, encore, selon notre propre volonté, sans paillettes ni fioritures, sans pour autant revenir à l’âge des cavernes (à l’intérieur desquelles, rappelons le, nos ancêtres firent les premiers feux il y a à peine 500.000 ans). Alors, cigale ou fourmi ?

PS. Vous comprendrez aisément qu’épiloguer sur le fait qu’il y ait encore, ou pas, d’importantes réserves de pétrole, de gaz ou de charbon n’est pas franchement le débat d’actualité.