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Archive pour octobre 2008

Soirée entre potes, le 30 octobre 2008

Vendredi 31 octobre 2008

Voila t’y pas qu’il nous prend l’idée de faire participer les copains à nos bavardages sur la terre et ses habitants. Jean et moi commençons a inviter les amis, copains, connaissances pour leur présenter le fruit de nos réflexions.
Il nous paraissait plus constructif de compléter l’exposé au moyen de témoignages d’actions concrètes et locales. Ainsi, Axel, membre de l’association
Médulinature présenterait en 2eme partie l’action de son asso, et Jean Jacques, président de l’association des enfants du Sine Saloum (Sénégal) nous évoquerait comment il fait revivre un village qui était voué à la disparition.

La soirée s’est déroulée à la salle du Mascaret prétée gracieusement par l’association ABC de Blanquefort et grace à l’aide de Samuel.

La présentation a été ponctué de plusieurs interventions éloquentes, lorsque Clotilde précisait que la notion du D.D qu’elle connaissait s’appuyait uniquement sur l’environnement, traduisant peut être le fait que les médias ne laissaient transparaitre que cet aspect, éludant celui non moins essentiel du social.

Vincent nous rappellait que la planéte n’était pas plus en danger que n’importe quel autre tas de caillou sphérique, et que notre existence n’était qu’un maigre passage dans cette histoire hors de notre dimension.

Axel présentait comment l’association médulinature oeuvrait à la sensibilisation et à l’éducation de pratiques et de comportements plus vertueux, et plus respectueux de notre entourage environnemental. Il commentait les reflexions qu’il menait avec les organisateurs de concerts et d’évenements pour réduire ou optimiser les déplacements, valoriser les dechets issus de ces manifestations, réduire de plusieurs centaines de metres cube la consommation d’eau en mettant en place des toilettes seches, pour utiliser des gobelets consignés , évitant ainsi le gaspillage de gobelets jettables. Il était encourageant de constater à quel point ces actions pouvaient déclancher des changements de comportement constructifs. Axel nous démontrait par ces actions que le possible était à portée de main.

Jean Jacques cloturait l’évènement en évoquant non sans émotion son récit. Il nous racontait comment, en allant épouser sa deuxième passion, la péche, il avait connu un village perdu au fin fond du Sine Saloum, au Sénégal, à la frontière de la Gambie. Il avait vu ce village peu à peu fui par ses habitants parce que l’eau venait à manquer. Alors il est revenu au Sénégal, a apporté une pompe et tous le matériel nécessaire pour pour faire rejaillir l’eau d’un puit inutilisé. Puis il est revenu au Sénégal pour fabriquer un four, qui aujourd’hui, fait du pain pour tous les habitants du village. Puis il revient régulièrement au Sénégal.Il y apporte , médicaments, filets pour les pécheurs, fauteuils roulants et différents articles qui peuvent faciliter la vie de ces hommes et femmes. Il contribue à la relance d’une micro économie qui fait revenir des gens dans le village, emmenant souvent avec lui des copains et copines qui ne peuvent faire autrement que d’adhérer à cette action pleine de valeur.

La soirée s’achevait autour de quelques mots, mets et boissons, et quelques a bientôt, merci au revoir, a plus, c’était sympa, la bise et autres amicales embrassades.
Merci à toutes les copines et copains, aux copains de copains d’avoir répondu présent à cette invitation, d’avoir participé au débat, à cette soirée, merci à Axel et Jean Jacques pour leurs éloquents et encourageants témoignages.

C’est déja ça !

Histoire de la femme qui a 300 enfants

Mercredi 8 octobre 2008

 

Si l’on se limite aux constats qui sont rédigés sur ce Blog, on a pas forcément envie de sauter au plafond en criant Yahouuuuuuuuu !!! balancer des confettis partout et jurer tous ces grands dieux que la vie est belle, qu’on est heureux et “que vivent les lapins bleus”.

Il existe cependant des hommes et des femmes qui vont au-delà d’une plombante morosité, d’une anesthésique gravité, et qui considèrent que quel que soit le danger ou la difficulté, il faut agir. Cette page est réservé au récit d’une femme dont la volonté a fait et fait encore voler en éclat ces lourdes barrières qui nous parviennent comme la fatalité.

Mon épouse et moi,  avons rencontré une suissesse à Ho Chi Minh en 2006,

 

Tim, voici son histoire :

Tim à 20 ans lorsqu’elle part en voyage. Son périple la mène au Vietnam en 1993. Là, elle “trouve” sur le trottoir un gamin gravement malade. Elle le conduit à un hôpital de Saïgon pour le faire soigner. Mais le Vietnam n’est pas la Suisse. On lui exprime clairement que l’enfant peut être soigné, mais qu’il faut payer. Tim ne se pose pas longtemps de question et paye, mais reste choquée par cette situation invraisemblable, et pourtant tellement commune ici. Elle décide alors de rester, et d’hôpitaux en hôpitaux, de rues en rues, de gamins en gamins, elle découvre une misère qu’elle ne supporte pas, et contre laquelle elle décide de lutter.

Elle installe une petite cabane de quelques m², et commence à faire l’école à des gamins qu’elle trouve par ci par là, errants dans la rue, cherchant à survivre. Satisfaite de constater le bonheur que cela procure aux gamins, et à elle même, elle se débrouille à faire construire une maison sur un terrain, le tout ne lui appartenant pas. (Ceci représente un exploit dans un tel pays ou l’administration est “très” présente et puissante).

La première cabane :

Histoire de la femme qui a 300 enfants dans Instants, histoires de vies tim1

Dans cette petite maison, elle installe des enfants handicapés, et leur enseigne l’écriture, la lecture, tout ce qu’elle peut, jusqu’a la couture et la peinture que vont mettre à profit les pensionnaires handicapés pour fabriquer des objets qu’ils commencent à revendre. Il faut savoir que la construction d’une telle “école illégale et improvisée” est une chance exceptionnelle pour les habitants de ce faubourg qui commencent à affluer.

Lorsque nous sommes passées la voir en 2006, elle achevait de guider la construction du “centre envol”, un complexe qui permet d’accueillir aujourd’hui 180 gamins à qui elle offre éducation et accés à la connaissance grace à des bénévoles qui viennent du monde entier pour participer à cette magnifique “entreprise” sociale et humaine. Elle permet à une trentaine de personnes handicapées de rattraper leur scolarité, de travailler, de trouver un foyer et surtout de retrouver leur dignité et la joie de vivre.

Le centre envol :

tim2 dans Instants, histoires de vies

Le jour ou la télévision vietnamienne l’invite à une émission, les Vietnamiens expatriés aux Etats Unis, en Europe ont vent de la chose et affluent vers le centre envol pour rencontrer Tim, constater et aider cette oeuvre.

Dernièrement, elle a proposé aux personnes qui pouvaient être mécènes d’acheter chacun une parcelle d’un terrain qu’elle convoitait pour son futur projet. Ainsi, chaque personne voulant participer à cette “entrée en bourse” devenait propriétaire d’une partie du « village chance » que Tim est en train de construire aujourd’hui. Chacun contribuait ainsi, sans autre bénéfice que celui de voir des gens vivre dignement, au développement d’une institution que Muhammad Yunus pourrait appeler une “social business”.

Le « village chance » sera constitué de bungalows adaptés pour la vie des pensionnaires handicapés, un restaurant dont la cuisine sera tenue par ces mêmes pensionnaires pour nourrir les touristes expatriés handicapés, et une structure d’accueil pour accueillir ces mêmes touristes.

Le village chance :

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Nous avons vu cela, et grande est notre émotion d’avoir rencontré cette femme, de l’avoir vu exploser des barrières telles que la maladie, la pauvreté, l’administration bureaucrate, la mousson, et de nombreux évènements que nous ne pouvons imaginer ici… simplement avec de la volonté, de la patience et de l’amour.
Tous les pensionnaires appellent cette femme “Maman”.
Nous avons vu cela, nous savons que ça existe, nous savons que c’est possible. Nous pensons que c’est un exemple et que cette histoire a sa place dans l’actualité bien plus que celle du petit Sarko qui va lutiner chez Mickey avec sa future épouse, les conclusions à en tirer apportant au demeurant une autre richesse et un autre espoir.

Tim et deux de « ses enfants » :

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Pour en savoir plus : Le site de la “Maison chance” > Récit

Faut-il pendre tous les propriétaires de 4X4 ?

Lundi 6 octobre 2008

Faut-il pendre tous les propriétaires de 4X4 ? dans Les questions qu'on se pose 4x4

 

En voila une idée qu’elle est bonne, énergétiquement économe, et écologique si tant est que la pendaison s’effectue au moyen de corde de chanvre cultivé bio et que les dépouilles de ses méchants pollueurs ne soient pas incinérées au pétrole mais au solaire photo-voltaïque.

Cependant, cette solution pose quelques légers problèmes. Car lorsqu’on aura pendu tous ces vilains profiteurs, ne faudra t’il pas s’attaquer aux propriétaires d’Audi, de BMW, de Mercedes, et puis dans la foulée de Peugeot 407 et 607, et puis pourquoi pas, du point de vue des propriétaires de scooter, et motos, faire également disparaitre tous les propriétaires de voitures. Il risque de ne pas rester beaucoup de monde pour assister à la prochaine coupe du monde de football.

Et puis ceci dit, qui doit on pendre : Le propriétaire d’un superbe “Toyota Rave” qui, chaque jour, pratique le covoiturage, ou le propriétaire d’un modeste Kangoo qui ne peut pas faire moins de 300 mètres pour aller chercher son pain quotidien sans sa fidèle monture mécanique dans laquelle il monte toujours seul. Qui donc ?

Le débat des méchants propriétaires de ce genre de bagnoles est évidemment un faux débat, la part de marché de ce type de véhicule par rapport aux véhicules de tourisme est insignifiant. On peut considérer aujourd’hui, en tenant compte d’une imminente crise énergétique, que nos modes de locomotion sont aujourd’hui, 4X4 y compris, complètement dépassés et inadaptés.

Comment peut on imaginer rouler 90 % de notre temps, seul dans une 5 places (en milieu urbain) à une vitesse moyenne de 30 km/h avec des bolides dont la capacité de vitesse frise pour la plupart le 180 km/h . Comment peut on penser décemment, alors que le baril de pétrole dépasse les 100 $, utiliser un engin dont 95 % de l’énergie dépensée sert exclusivement à déplacer le véhicule et s’imaginer participer à la réduction des gaz à effet de serre simplement parce qu’on bénéficie d’un malus grace à un véhicule sous exploité qui émet du 120g/km.

Il serait peut être intéressant d’aller faire un tour en hollande pour constater qu’un très fort pourcentage de la population se déplace en vélo. Cela semble représenter un moyen plus sur et plus sèrieux de lutte contre les émissions de GES.

Il y a de toute façon fort à parier, vu l’évolution actuelle du marché des 4 x 4, que cette espèce soit en voie de disparition dans un délai particulièrement court, suivie de très près par celle des grosses cylindrées… Le marché du 4 x 4 d’occasion ne doit pas représenter, aujourd’hui, un marché en pleine expansion. (40 % de baisse sur le marché depuis le début de l’année 2008) Il y a fort à parier que les propriétaires de ce type de véhicules le restent encore longtemps s’il ne veulent pas trop perdre d’argent sur une revente hypothétique. C’est un point de vue.