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Archive pour septembre 2008

Va-t-on sauver la planète en éteignant la lumière de la cuisine ?

Samedi 27 septembre 2008

Evidemment pas, cependant….

Va-t-on sauver la planète en éteignant la lumière de la cuisine ? dans Les questions qu'on se pose eteindrecuisine

Voila en fin d’article un petit jeu auquel pourront se livrer certains d’entre vous, pour prendre conscience de l’importance d’éteindre la lumière lorsqu’on quitte un endroit (par exemple) ou la télévision lorsqu’on ne la regarde pas.

Actes qui, si nous étions la seule personne sur la planète, auraient autant d’incidence sur celle ci qu’une piqure de bébé moustique nain anémique sur un tyranosaure dans la force de l’age, mais qui prend une toute autre dimension lorsque nous sommes des millions à le pratiquer.

 

eteindrelatele dans Les questions qu'on se pose

Lors d’un récent voyage au Vietnam, je constatais que dès que des occidentaux rentraient dans un magasin, les employés allumaient la lumière et le ventilateur, pour que le client puisse faire ses achats dans les meilleures conditions possibles, et éteignaient tout dès que le client quittait le magasin. Si ce geste est réalisé pour des raisons économiques (le prix de l’électricité étant élevé dans ce pays) dans ce contexte, il n’en reste pas moins vrai que l’habitude est facile à prendre, dès lors qu’un intérêt la guide.

Allez donc, si le coeur vous en dit, cliquer sur le tableur ci joint pour y faire quelques projections de notre puissance de gaspillage, le poids et l’impact communautaire de nos négligences, et ce que nous pourrions gagner par ailleurs en changeant cela.

xls Testez votre puissance de gaspillage

 

L’histoire de l’homme

Vendredi 19 septembre 2008

L'histoire de l'homme dans A bouquiner histoiredelhommeyvesco 

Je viens de terminer ce bouquin de Yves Coppens qui retrace quelques 20 ans de cours d’un spécialiste international de l’histoire de l’homme. N’étant pas moi même un érudit de ce genre de science, je reconnais que j’ai du prendre le temps de lire, relire et dechiffrer parfois ce qui nous explique comment plusieurs humanités se sont cotoyées, comment l’intelligence humaine a graduellement fait son évolution, comment une espèce d’homme (néanderthal) notre cousin potentiellement direct et aujourd’hui disparu disposait d’un contenance de boite cranienne supèrieure à la notre de 200 cm3, que les premiers outils pré-humains sont datés de plus de 3 millions d’années, que nos ancètres de 200.000 ans faisaient montre d’une solidarité étonnante, que notre lignée se sépara de celle des panidés (traduisez chimpanzés et bonobos) il y a quelques 8 millions d’années, et que ces derniers, avec qui nous partageons plus de 98 % de notre patrimoine génétique, sont capables de reproduire le langage des sourds muets et de créer des mots par associations d’idées.

Voila qui , pour moi en tout cas, sort de l’ordinaire, et offre un spectacle fascinant d’hypothèses de décors qui furent ceux de nos nombreux très arrières grands-parents. Voilà qui m’a permis de m’ancrer encore davantage sur cette terre qui porta mes hominoïdes de “papas et mamans”.

Le papier recyclé nous sauvera-t-il ?

Jeudi 18 septembre 2008

Le papier recyclé nous sauvera-t-il ? dans Les questions qu'on se pose papierrecycle

Si le papier recyclé, issu du retraitement de papiers ou carton anciens, permet l’économie de 50 % d’énergie dédiée à son séchage, de 90 % d’eau, et de 100 % de bois, alors il faut utiliser du papier recyclé.  Cependant, une petite nuance est a apporter car le concept de papier recyclé est tellement bien “vendu” que nous croyons presque réaliser un geste écologique à en consommer toujours autant, voire plus, puisque, de toute façon, il est réutilisé. Ainsi, le super argument écolo-économique du papier recyclé nous fait parfois perdre de vue qu’il faut tout de même quelques produits chimiques polluants pour dissoudre les anciennes encres, 2500 kw/h d’énergie pour sécher 1 tonne de ce « vertueux » papier, quelques 6 m3 d’eau qui entrent dans sa composition, et quelques grammes de CO2 au km pour le livrer à domicile.

dessin003environnementgaspillagepapier dans Les questions qu'on se pose

Je suis ainsi témoin dans mon entreprise (du secteur tertiaire) d’utilisation excessive de papier sous couvert de message soi disant écologique qui à tendance à ôter chez l’individu toute réflexion qui pourrait le conduire à modifier sa façon de faire pour tendre vers un comportement « zéro papier ».(A l’ère de l’informatique ou il est aujourd’hui possible de stocker quelques milliards de mots sur une petite clé USB pas plus grande qu’une demi-gomme, le tout en ajustant quelques malheureux petits clics sans bouger les oreilles).

Expérience : Associé à un ami, nous testons depuis 6 mois une façon de travailler dans un secteur d’édition de procédures pourtant gourmand de ce type de consommable, en optimisant le travail sur écran, et en utilisant les versos de papier promis au recyclage.
Pour ce faire, nous avons utilisé sur cette période le cinquième d’une rame de papier , alors que la « norme actuelle » nous en “autorisait”  15.

Constat : Nous n’avons pas à ce jour reçu de remarque, avertissement, lettre de licenciement de notre patron nous indiquant que notre travail ne le satisfaisait pas.

Déduction : Je peux à ce jour considérer que la non utilisation de papier n’a pas nuit à l’activité. 

Nous pouvons noter que le même travail effectué par nos collaborateurs (à qui ce test n’a pas été proposé, et à qui nous vouons le respect qui leur est du) utilisent entre 50 et 100 fois plus de ce consommable suivant la méthode de travail utilisée et la sensibilité à la protection de l’environnement.

N’étant pas un génie, et faisant certainement parti d’une population grandissante sensible aux problèmes d’environnement, je ne pense pas prendre beaucoup de risque en affirmant que d’énormes économies sont possibles dans ce secteur, si une pédagogie appropriée est mise en place pour modifier nos comportements actuels, qui favoriserait le travail sur écran, sans affecter la confiance accordée aux sauvegardes de nos ordinateurs de bureaux.

Cette réflexion prend tous son sens  lorsque l’on sait que l’industrie des papiers et cartons est la 5eme industrie consommatrice d’énergie, lorsque l’on sait que pour produire les 11 millions de tonnes de cette matière que notre nation consomme, il faut mobiliser l’équivalent de tout le parc nucléaire français, 24h sur 24, pendant plus d’un mois, lorsque l’on sait enfin, et encore, que la notion d’économie d’énergie devient de plus en plus vitale.

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Si l’utilisation de papier recyclé favorise la protection des forêts, l’économie et la non utilisation de ce même papier favorise les économies d’eau et d’énergie. Energie, qui, je le rappelle devient, de plus en plus coûteuse, et donc, de plus en plus précieuse. 

La planète est-elle en danger ?

Mardi 9 septembre 2008

La planète est-elle en danger ? dans Les questions qu'on se pose terreExprimer une telle affirmation répondrait d’un ego anthropocentrique démesuré.

En quoi un gros caillou en orbite autour d’une étoile en fusion pourrait-il être en danger, en danger de quoi d’ailleurs ? As t’on jamais entendu un minéral s’écrier “Ouille” parce qu’il était bousculé ?

Il faut assurément être un homme pour décréter que, dès lors que nous nous sentons menacés, tous les systèmes dont nous dépendons le sont forcément.  La planète n’est pas en danger. Elle risque, à tout moment, une collision avec une grosse météorite, de finir parfaitement desséchée après la totale combustion du soleil, dans quelques 4 milliards d’années. Point barre.  Quant à nous, nous vivons notre histoire telle que nous l’avons construite. Il s’avère qu’aujourd’hui, nous nous posons la question de savoir si nous n’avons pas poussé le bouchon un tantinet trop loin, au point de mettre notre sécurité, voire notre propre existence en danger.

Cela dit, notre espèce, vieille de quelques millions d’années, n’est finalement qu’une espèce animale parmi tant d’autres qui pourrait disparaitre tout autant que des milliers d’autres l’ont déjà fait, et ce dans l’indifférence intergalactique la plus totale, ce fait ayant autant d’incidence dans notre galaxie que la mort d’un moustique dans mon récupérateur d’eau en aura sur les choix politiques du successeur de Monsieur Sarkozy concernant la paix dans le monde, la famine en Afrique, ou le dernier contrat des prochains Airbus A280.000.000 propulsés à l’huile d’orties blanches pilées, signé avec la Lybie en 2014. Alors, en reformulant avec un peu plus d’humilité, la question pourrait devenir :  Si nous étions emmenés à disparaitre, à cause de quoi ca s’rait t’y donc ??? 

Réchauffement et dépendance énergétique:

Il est aujourd’hui reconnu par la communauté scientifique que l’activité humaine (sauf erreur de leur part, ce dont je doute de plus en plus) à une incidence importante sur le réchauffement climatique. Celui ci est essentiellement la conséquence de la combustion des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole), traduite essentiellement par les activités agricoles (la plus importante), industrielle, de transports routier, et résidentielles pour une part équivalente dans chaque secteur. Les énergies fossiles, consommées très majoritairement dans nos sociétés sont donc à éviter. Ce qui signifie qu’il faut, pratiquement du jour au lendemain (2015 d’après Mr Rajendra Pachauri) passer de cette situation : 

energiemondialep dans Les questions qu'on se pose

à celle ci, 

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Source AIE (2005)

franchement moins rigolote et nettement plus incertaine et aléatoire, ce qui explique peut être un petit peu, pourquoi les dirigeants de tous pays, sont quelques peu embarrassés pour trouver une réponse, et pour constater que la politique menée depuis des lustres par leurs prédécesseurs n’était pas franchement axée sur le développement durable. Sachant que ces 81 % servent à fabriquer des meubles, des voitures, des maisons, des aciers, des bateaux, des vélos, des chapeaux, des manteaux, et a peu près tout ce qui nous entoure, et que cela sert également à le transporter en sifflotant à travers les mers, les airs et les terres, en gros à travers le monde entier, qui veut se présenter aux prochaines élections pour être le président du monde qui va expliquer à tout les habitants de la terre qu’il a trouvé la solution ? 

Parce que s’il devient évident à présent que le fondement de nos civilisations (essentiellement les civilisations industrielles) s’appuie sur cette dépendance, les scientifiques, sages et philosophes éclairés nous prédisent une sacré pagaille quand il va falloir partager tout cela à la baisse, (sachant par exemple que la France ne produit sur son sol qu’un % de sa consommation de pétrole)
Les candidatures sont à déposer sur le site avant le 1er janvier 2015. La planète, en danger, où voyez-vous ça ? Allons, ne nous affolons pas, je fais installer un panneau solaire sur ma Honda 125 et l’affaire est réglée, bien entendu. 

Malheureusement, je crains que le panneau solaire sur la moto, ou la voiture, ou l’éolienne branchée en direct sur le grille pain ou l’écran plasma ne suffise pour combler nos rêves de croissance non stop et de poursuite de petite vie tranquille. 

Les énergies renouvelables, (éoliennes, solaire, géothermie…) ne représentent pas à ce jour 1% des énergies totales produites. 

Pour compenser notre exigence en énergies fossiles et tenir compte de la croissance exponentielle des pays émergents et donc de leurs besoins croissants en énergie, il faudrait une multiplication d’un facteur à minima 50. 

Il faudrait également imaginer que le vent souffle tout le temps, que le soleil brille tous les jours pour avoir une petite chance d’optimiser ces nouvelles structures. Et tout cela en quelques 10-15 ans. En cela, la planète n’est pas en danger, mais notre civilisation, dont le fonctionnement dépend de ces énergies, pourraient l’être. A ceux qui en doute, je propose le défi, lors du jour de la semaine qu’il choisiront, de passer une journée en utilisant 4 fois moins d’énergie que les autres jours de la semaine. Les paris sont ouverts.

L’épuisement des ressources : 

L’empreinte écologique : A cette équation à multiples inconnus vient s’ajouter un paramètre particulièrement gratiné. L’empreinte écologique. 

Ha, nous voila bien, et c’est quoi cette affaire là ??? 

En 1995, Mr William Rees et Mathias Wackernagel affinent le concept de l’empreinte écologique qui définit la pression que l’homme exerce sur l’environnement et dont l’unité se mesure en hectare par habitant. Ce concept détermine la surface nécessaire à un être humain pour exploiter les ressources qui le font vivre, et la surface nécessaire à l’évacuation de ses déchets.  Popularisé par le WWF, et lors du sommet de Johannesburg en 2002, ce concept est destiné au grand public afin de sensibiliser celui ci sur le fait que la planète, en tant que surface finie, offre des ressources finies, qui sont partageables dans des limites finies. De façon plus explicite, le WWF détermine que l’empreinte écologique par habitant, c »est à dire la surface exploitable pour permettre à un être humain de manger, se vêtir, se loger et se chauffer est évaluée à :

    · Surface disponible : 1.8 ha par habitant 
    · Surface utilisée : 2.2 ha/habitant 

avec des disparités importantes lorsqu’on compare différents pays ou continent
   
· Européen : 5 ha/hab
    · Etats unien : 9 ha/hab
    · Africain : 1.2 ha/hab

Une autre représentation, plus parlante celle ci, exprime que si tous les habitants de la planète avait le mode de vie d’un américain, il faudrait rassembler les ressources de 5 planètes terre. La question qu’on est en droit de se poser étant : 

Comment peut-on utiliser 1.8 ha/hab alors que seulement 2.2 sont disponibles ? 

C’est là tout le problème. 

Quelques exemples : Les quotas de pèches sont imposés pour permettre aux populations animales de se renouveler. Les forêts doivent se reposer, et un temps est nécessaire pour que chaque espèce atteigne une certaine maturité avant la coupe. Les terres, suivant les cultures doivent être mises en repos pour pouvoir renouveler leurs bases de nutriments, etc… 

La différence se trouve là. C’est à dire qu’on ne laisse plus le temps aux réserves de se refaire, et nous créons un passif biologique. Jusqu’à quand le pouvons-nous ? 

Une inconnue supplémentaire pour nos “amis” politiques qui ne savent plus quel discours tenir entre croissance, mot politiquement correct et particulièrement en vogue pour rassembler les foules et récupérer des voix, et décroissance raisonnée gros mot d’argot à ne pas prononcer, mais qui semble davantage adapté aux évènements qui risquent de se présenter à nous à court terme. Comment tenir véritablement un discours incitant à la consommation de masse qui, comme chacun sait, distribue des produits extraits de matières premières, de ressources, fabriqués avec de l’énergie, alors que ces matières premières, ces ressources vont venir à manquer (plus encore avec l’expansion des pays émergents), et que l’énergie fossile actuelle devient de plus en plus dangereuse à utiliser. 

Quel homme politique défendra l’idée de raison, d’économie, de relocalisation de l’économie quand chacun rêve d’un écran plasma made in china pour voir les jeux olympiques, d’une voiture avec l’air climatisé qui le conduira sur la Costa Brava au mois d’aout, et d’une petite piscine pour faire plonger les enfants 3 mois dans l’année. 

N’importe lequel dés lors que 10 millions de français descendront dans la rue pour le signifier.  Alors, qui se lance ???

L’humanité est elle alors en danger ?  Ca se pourrait bien. 

Il se pourrait bien également qu’elle se retrouve en face d’un ennemi colossal en face duquel elle n’a plus d’autre choix que de commencer à envisager la constitution d’un extraordinaire dispositif de solidarité internationale. C’est peut être une chance unique qui verra naître de magnifiques initiatives, d’impensables idées, d’étonnantes créations.

On peut imaginer alors que l’homme sera bon, ou que l’homme ne sera plus. 

Qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous, et qu’y aura-t-il à manger ce soir ?

Vendredi 5 septembre 2008

Cette question, empruntée à Woody Allen, et volée en introduction lors d’une conférence de M Hubert Reeves (qu’il me pardonne), semble parfaitement planter le décor de nos réflexions d’aujourd’hui, dans le sens ou nous pouvons nous demander effectivement ce que nous allons manger peut être pas ce soir, mais certainement demain, vu l’évolution des évènements. (Cela dit, plus de la moitié de la planète se pose la question depuis déjà plusieurs siècles sans que ça n’ait réellement ému ceux qui n’ont pas eu besoin de se la poser jusqu’à lors)

Pour ce qui est de savoir qui nous sommes et d’où nous venons, c’est une autre histoire. Une histoire qui vaut pourtant le coup d’être racontée. Car il est bon de savoir par exemple, pour ceux qui voient l’espèce humaine comme une espèce unique élue des Dieux (ou d’un seul pour les monothéistes) que notre histoire, il y a quelques millions d’années, et ce pendant quelques centaines de milliers d’années a accompagné conjointement plusieurs humanités, de la même façon qu’aujourd’hui, nous sommes témoins de la coexistence de deux espèces d’une même famille des panidés : Ils se nomment Chimpanzés, (Pan troglodytes) et Bonobos (Pan Paniscus).

 

Qui sommes nous :

Alors donc, l’histoire de l’homme…
Tiens, voilà un petit jeu sympathique, l’un d’entre vous, par exemple vous là images.jpg, oui vous  qui me regardez droit dans l’écran. Sans aller sur le dictionnaire, pourriez vous donner instantanément une définition de l’homme ? Ca mérite réflexion.

Qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous, et qu'y aura-t-il à manger ce soir ? dans Les questions qu'on se pose cerveau2Être doté d’intelligence ? (facile, l’homme est doué du langage, il définit le concept de l’intelligence, et sans rien connaître de plus de la crevette qu’elle n’est bonne qu’avec de la mayonnaise*, (ou à peine plus), ou du chat que lorsqu’il se passe la patte derrière l’oreille, il va peut être pleuvoir, mais c’est pas sur, il décrète qu’il est plus intelligent.
Facile de gagner quand on écrit les règles.

Mais que peut on dire du langage animal, quand on n’est pas capable d’en sortir une once d’explication. Je serais très curieux de savoir ce que racontent les dauphins quand ils nous côtoient. Peut-être :
“Regarde-les, ces drôles de “bestiaux” avec leurs bateaux, leur maillots, leur grosses bouteilles sur le dos, leurs appareils, leurs machines, leurs câblages…et dire qu’ils vont tous se faire péter dans moins d’un siècle et qu’ils sont les seuls à ne pas être au courant.”
Ça serait trop drôle !

de4h90wg dans Les questions qu'on se pose 

*Il ne faut pas prendre ces propos au pied de la lettre, car des manifestations de l’intelligence humaine ont permis et permettent encore de faire de grandes découvertes sur l’espèce animale, tels les magnifiques travaux de Jane Goodall et Dian Fossey sur nos proches cousins chimpanzés et gorilles, mis en valeur par les écrits de Picq, Coopens, Jay Gould et autres. Mais curieusement, ou évidemment, ce sont ceux qui en savent le plus sur ces espèces si proches de nous qui parlent de l’intelligence humaine avec le plus de prudence et d’humilité.
Anecdote (tirée du livre d’Yves Coopens,
l’histoire de l’homme) : Alors que l’homme enseigne au chimpanzé quelques mots mimés en langage sourd muet, celui ci, ne connaissant pas tous les termes, invente les associations suivantes:
L’oiseau des eaux pour le cygne, le tigre blanc, pour le zèbre, le chapeau des yeux, pour le masque.

qactuimgpreviewL’homme de Neandertal :
Ainsi, il y a quelque 35.000 ans, l’homme de Néandertal, notre cousin proche aurait presque fait des soirées barbecue avec notre ancêtre l’homme de Cro Magnon (Cro => Grand trou, ou Grotte en occitan, et Magnon, propriétaire du terrain sur lequel se trouvait la grotte dans laquelle les premiers vestiges de cet homme furent découverts)  Pour les partisans de l’Homme-Dieu, il est bon de savoir également que ce même homme de Néandertal, cette espèce de “Brute épaisse” au faciès vulgaire possédait un cerveau dont la contenance était supérieure à la nôtre de quelques 200 cm3, et que quelques dizaines de milliers d’années avant notre propre ancêtre direct, il fabriquait déjà des outils, se rassemblait en sociétés organisées qui enterraient déjà ses morts en suivant des rituels propres. Nul n’a prouvé s’il “fauta” avec son cousin Cro Magnon, mais quoiqu’il en soit, il disparut de la circulation en même temps que C-M s’installait.
Il est bien également de noter, même si ce mode de subsitance ragoûte quelques “bien épinglés et propres sur eux” que l’ancêtre de l’espèce divine quand il ne mourrait pas de faim, courait la charogne pour se nourrir, passant au second plan après les grands prédateurs bien avant d’apprendre à s’en défendre et à les chasser.

Patrimoine de l’humanité :
Il est finalement rassurant de savoir qu’avant de décréter tel ou tel “territoire” “patrimoine de l’humanité” (c’est à dire propriété de l’espèce humaine, faut il être prétentieux tout de même !), ce dernier n’en menait pas large et était loin de prétendre être propriétaire de quoi que ce soit sur une planète hostile. On peut se demander ce qui est passé par la tête de cet animal pour qu’il puisse s’investir d’un droit de propriété sur quelque chose dont il ne fait que dépendre, et qui ne lui appartient pas plus que mon épouse ne m’appartient, que l’Arctique appartient aux Russes, l’Irak aux américains, la France aux Français et la tarte aux pruneaux.
Cela n’exclut pas le fait que de déclarer un territoire “Patrimoine de l’humanité” part d’une intention louable de protection. Le terme de “territoire protégé par l’UNESCO” serait plus décent.

Cherchez l’erreur :
Et si l’on peut comprendre que les sociétés organisées de la lointaine préhistoire pratiquaient l’infanticide ou le “grand-parenticide” pour raisons de survie (Des tribus amérindiennes et notamment sioux laissaient les vieilles femmes sans maris mourir de froid et de faim quand l’hiver arrivait car ne disposant pas de nourriture suffisante pour assurer une pitance supplémentaire, et d’homme pour la leur procurer) , on peut difficilement comprendre aujourd’hui, avec notre intelligence soit disant exceptionnelle, qu’une petite partie de cette même humanité consomme et gaspille à outrance, dépense des ressources et de l’énergie sans compter pour fabriquer des armes (budget mondial s’élevant à + de 2.5 milliards de dollars/jour), de magnifiques engins spaciaux qui nous confirment que l’univers, oh la la, c’est très grand !!! pendant que la partie restante crève de faim alors qu’il y a à manger pour tout le monde (L’empire de la honte : Jean Ziegler), et que tout le monde est au courant de ce fait dramatique. Est ce pour autant que chacun mange à sa faim? Pas vraiment.
Et dire qu’ils veulent mettre du maïs, de la betterave et du blé dans les réservoirs de nos bagnoles. Ça va pas non ????

 

D’ou venons nous ?                                         

atomesIl y a treize milliards et sept cent millions d’années (c’est ainsi que débute notre présentation), il n’y avait rien. Par le biais de forces diverses, l’univers serait entré en expansion à cette période selon la théorie du Big Bang (nom moqueur donné à cette théorie par un de ces opposants) au travers des âges et de quelques milliards d’années, des poussières de plus en plus grosses, jusqu’à atteindre la taille d’atomes d’hydrogène et d’hélium se compactèrent sous l’action de fusions nucléaires initiées par les astres (soleils) pour créer la matière qui donne aujourd’hui quelques milliards de planètes et astres, organisés en galaxies, subdivisées en systèmes solaires, dont le nôtre. Hubert Reeves explique ainsi comment notre organisme, composé de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote, dépend directement de la fabrication de ses composants par le soleil. Nous sommes chimiquement des poussières d’étoile. Au sein de notre galaxie, la “voie lactée”, se trouvent plusieurs systèmes solaires, dont le nôtre, composé de 8 planètes et d’une planète naine, Pluton. Ces planètes tournent autour d’elle mêmes, et autour du soleil. Notre planète est environ 100 fois plus petite que le soleil et se situe à environ 150.millions de kms de lui.

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Sur ce schéma, les dimensions des planètes entre elles paraissent être à la bonne échelle tandis que les distances entre celles ci ne sont pas respectées, et de loin, car il faudrait une page de plusieurs centaines de kms pour pouvoir représenter ces écarts, si la dimension de référence de ce schéma était le soleil. (Lire la suite)

Avant de débuter les présentations de l’association, j’ai eu la chance de rencontrer M Jean Brillet, qui est astrophysicien à l’observatoire de Floirac.
Il me paraissait important de rencontrer un spécialiste afin d’éviter de raconter n’importe quoi. Ainsi, Jean me proposait de raconter cette histoire en introduction, afin de sensibiliser le public sur l’importance de prendre soin de “notre maison” car il y a fort à parier que nous ne la quitterons jamais.

Pour ces raisons :
Si on divise les dimensions de notre système solaire par un facteur de mille milliards, nous nous retrouvons avec un soleil dont le diamètre est à peine celui d’un tête d’épingle d’un millimètre et demi. La terre matérialisée par un point cent fois plus petit,(et donc invisibles à l’oeil nu), se trouve à 14 cm du soleil, et à 8 cm de mars. En réalité, la dernière sonde envoyée sur la planète “rouge” a effectué un trajet qui a duré 6 mois pour effectuer ces 8 petits cm. nous savons avec quasi certitude qu’aucune planète du système solaire ne peut supporter la vie telle que nous la concevons. (température de vénus : + 400 °, Jupiter, Uranus, Saturne.. sont des planètes gazeuses…) Or, si nous poussons à la périphérie de ce système (au cas ou nous viendrait l’idée d’aller tenter l’aventure en dehors de notre système solaire), et toujours à la même échelle, Pluton se trouverait à 6 mêtres du soleil. Pour quitter ce système solaire et poursuivre notre quête vers l’objet celeste le plus proche de notre système solaire, il faudrait équiper un vaisseau spatial pour un voyage de …. 40 km (Toujours à cette même échelle) à destination de l’étoile “Proxima du Centaure”
La vitesse de nos engins actuel nous imposerait un voyage de plusieurs dizaines de milliers d’années pour aller fondre sur un autre soleil. Je vous laisse imaginer le nombre de jerricans d’eau, de Coca Cola, de Big Macs, de couches culottes, et accessoirement, de carburant qu’il faudrait emmener pour faire ce voyage dont personne, de toute façon ne reviendrait

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Nous qui sommes habitués à des espaces à portée de vue, avec une vision très limitée de la proximité des étoiles, ne pouvons que très partiellement imaginer la distance qui nous sépare du reste de l’univers. Toute cette immensité place l’histoire humaine au rang d’anecdote bien insignifiante, à peu près de la valeur d’une poussière d’infusion de pet de bébé microbe nain à l’échelle de la planète.Et pourtant, quel bruit faisons nous !!!

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Photo : La fanfare en pétard