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Archive pour juillet 2008

Lycée de Pauillac

Samedi 26 juillet 2008

Après avoir organisé ma première à la Caisse d’Epargne, j’évoquais mon envie de communiquer sur ce sujet à mon amie Margot. Elle me proposa de refaire le même genre de chose au lycée de Pauillac où elle était professeur.

L’idée fit son chemin. Je rencontrais une copine de Margot, Sylvie Maul, professeur d’économie au même lycée qui se proposait d’organiser mon passage.

Le 15 janvier au matin, je préparais mon intervention au Cinéma de Pauillac qui avait été gracieusement mis à notre disposition.
Les 250 élèves qui rentrèrent dans le cinéma firent battre mon coeur plus fort. Pour arranger l’affaire, Sylvie avait voulu y mettre une dimension supplémentaire en mettant
un fond musical que je découvrais pour l’occasion et, à postériori, que je trouvais parfaitement adapté.

Il me tardait de commencer.
Les premier mots partirent en bafouillant, et tout s’enchaina. Je découvrais des gamins attentifs, participatifs, posant des questions parfaitement sensées et d’actualité. « Pourquoi Al Gore roule en 4X4″, « Ca sert à quoi qu’on serre la ceinture si les chinois pillent toutes les ressources » « Mais avec l’énergie solaire normalement, on devrait pouvoir fonctionner » etc..
Quelques 5 ou 6 gamins vinrent à la fin de la présentation afin de récupérer le contenu de l’exposé.

Fin de la mision Pauillacaise.

C’est déja ça.

Lycée St Joseph

Samedi 26 juillet 2008

Je rencontrais Mr Bertrand Perroy en mars 2008 et lui exposais notre action. je recevais immédiatement un accueil favorable à cette initiative et rentrais en contact peu de temps après avec 2 professeurs du lycée.

Les RV étaient pris pour deux interventions courant avril. Jean et moi étions de la première intervention.

 

Récit :

Le matos était installé, la présentation pouvait commencer.
Connaissant pourtant les difficultés des gamins pensionnaires de ce lycée spécialisé, je fus tout d’abord surpris par le décalage des comportements.
Entrée du premier élève : Cartable balancé sur le bureau
Le prof : « Dehors, on ne rentre pas comme ça en classe »
Avant même d’entamer mon discours, je perdais mon premier auditeur. Je me disais que si tous les élèves de la classe rentraient de cette façon, je me dirigeais droit vers un monologue. A ce moment là, je me demandais très sincèrement quelle mouche m’avait piquée pour aller me fourrer dans un guépier pareil.

Puis la scéance démarrait : Il y a quelques 13 milliard et 700 millions d’années…
Puis les questions fusèrent. Il fallait recentrer assez régulièrement car l’intérêt manifesté par les gamins avait tendance à s’exprimer dans l’anarchie.


Je trouvais dans la deuxième présentation énormément de vie et de manifestation de la part des enfants. Ils avaient des questions sur tout. les planètes, les hommes, les africains, l’eau, l’effet de serre. Il me fallait parfois répondre très synthétique afin de pouvoir aller au bout de la présentation car tout me semblait important à évoquer.

Je n’oublierais jamais la fin de la 2éme scéance au cours de laquelle tous les gamins vinrent me serrer la main et me remercier, en glissant un petit mot, genre » Je vous promet Monsieur, maintenant, quand je me lave les dents, je coupe le robinet ».
Très agréable et sympathique conclusion face à un public difficile, mais tellement touchant.

C’est déjà ça

Intervention à Pujols pour une colonie de vacances d’enfants diabétiques

Mercredi 23 juillet 2008

Aujourd’hui mercredi 22 juillet, et ce grâce à un ami, Philippe Meynard, Eric doit réaliser une présentation de sensibilisation auprès d’une centaine de gamins et de moniteurs de colonie de vacances à Pujols, dans un petit village qui jouxte Villeneuve sur Lot, dans le Lot et Garonne 

Récit :

L’accueil de Philippe et de son équipe est plutôt sympathique, au cœur de la Maison familiale de Pujols, entourée par de vastes champs. Ambiance champêtre.
Nous partageons un repas avec les gamins avant d’aborder le thème de Planète Info.
 

Il y a 13.7 milliard d’années….
C’est parti. Les enfants semblent porter de l’attention à ce sujet qui les concerne tous. Il est toujours délicat, dans ces moments là, de trouver la bonne mesure du discours et de faire la part des choses. Informer, mais ne pas alarmer, établir des constats, parfois durs, sans sombrer dans le catastrophisme. Cette étape est nécessaire et indispensable, car comment inviter les enfants à devenir acteur de leur changement si on ne leur indique par les causes qui le justifie et les raisons et les intérêts qu’ils peuvent y trouver.
Il y a une bonne participation des enfants, qui proposent, à l’issu de l’exposé, des solutions en direct.
La palme revient à une adolescente qui propose d’éteindre l’ordinateur puisque le présentateur a terminé d’utiliser son outil de travail. Le message est passé pour elle.
 Pour moi aussi d’ailleurs.

Intervention à Pujols pour une colonie de vacances d’enfants diabétiques dans Les interventions imgp1607

Philippe m’accompagne ensuite à la salle de soins pour m’expliquer la vie de ces enfants, et la façon dont ils se piquent, plusieurs fois par jour, étant constamment attentifs à leur alimentation, leur équilibre de niveau de sucre dans le sang. Je découvre la patience et l’attention que portent les infirmières à l’égard de ces mômes.  Le médecin m’explique également l’écart considérable qui existe entre la prise en charge de cette maladie en France, et dans les pays pauvres, laissant plusieurs enfants sur le carreau, on s’en doute bien. Karim, mon voisin de chambre, évoque son parcours, et me raconte comment, en prenant exemple sur ce type de colonie, il a participé au test de reproduire cette démarche en Algérie, et la satisfaction des enfants algériens qui ont assisté à cette première colo.  Fin de la journée au 5ème *, caramba, nutella, bière et au lit.  Nous adressons nos remerciements à toute l’équipe de mono, médecins, et à Philippe de nous avoir permis de faire passer le message.

C’est déjà ça.  

* Le 5ème, en langage « colonidevacanciste » est le dernier repas de la journée, le 5ème, pris par les monos après le débrieffing du soir, quand les enfants sont couchés, histoire de se détendre et de taper le délire entre adultes.